Garofano Rosso

3 mai, 2010

L’odyssée de Jean Michel Ottohargus, le petit utérus, T3

Classé dans : sante — garofanorosso @ 14:11

Alors?

On en est où de cette lubie de vouloir décider par soi même du moyen de ne pas procréer?

On a abandonné devant la difficulté?

Que nenni!

Je suis comme une tique, je m’accroche, tant que la tête est en vie!

Et ça, la tête, elle marche encore, même si elle est juchée sur un cou tout raide et douloureux.

Alors, donc, pour tout te dire , cher ami des fleurs, je reviens de chez ma gynéco.

Nous avons fait joujou à « mesure moi le col ».

Et moi, je suis verte.

Enfin, Jean Michel Ottohargus, le petit utérus, est vert.

Donc, ensuite, je suis allée chez mon pharmacien.

Qui n’a même pas tordu le nez devant ma demande de commande de diaphragme sur internet. Rien, même pas un doute, un questionnement, que dalle.

Elle (mon pharmacien se trouve être une femme), a juste appelé Bivéa, et je pourrai aller chercher mon bijou dès mercredi!

C’est pas beau ça??

Comme quoi, il ne faut jamais rien lâcher! Ca a marché aussi pour ces voleurs de SFR, qui se sont fendus d’une courte missive dans laquelle ils reconnaissent qu’en effet, après vérification, ils ont bien retrouvé le matos!

Ah mais!!!

Une tique, j’te dis!!! J’aurais pu choisir une autre image comme comparaison, un pitbull par exemple, mais je donne à la tique un côté vicelard que j’affectionne particulièrement, hihihi!

17 mars, 2010

Ecologie et poissons rouges

Classé dans : sante — garofanorosso @ 8:09

J’aime bien les titres à la con, tu as remarqué?

Ceci dit, il est un phénomène qui inquiète les ichtyologues de tous poils: le changement de sexe des poissons de nos rivières.

Ca fait mal au c…. , et la portée écolo-responsable du propos ne faisait sans doute pas partie de ses priorités , mais c’est le Vatican qui a mis le doigt sur ce problème il y a peu en accusant, évidemment, les femmes et leurs pilules contraceptives de changer les poissons virils et poilus en fiottes hermaphrodites. Et pour cause, la pilule, comme tous les médicaments (mais ça, les curetons en robe ne le disaient pas, évidemment (bis) ) est évacuée dans les urines, et ensuite, se retrouve dans les eaux usées, puis dans les stations d’épuration et enfin, dans les rivières.

C’est un fait. Les stations d’épuration actuelles ne sont pas faites pour traiter les déchets médicamenteux, trop petits pour être détruits par les bactéries des stations qui se chargent des autres pollutions diverses.

A part quelques stations, rarissimes, qui traitent les eaux à l’ozone, et qui parviennent ainsi à détruire 90% des rejets médicamenteux, le traitement de ces substances n’existe pas. Les poissons de tous poils se retrouvent donc sous pilule, sous prozac, sous doliprane, et autres, sans avoir rien demandé, et ça ne leur convient pas des masses, semble-t-il!

Alors? On fait quoi? On fait un retour de 60 ans en arrière dans la lutte pour la libération des femmes ou on agit?

Il semble que pour le moment, on n’agisse peu…

Espérons que l’ozonation des stations d’épuration deviendra monnaie courante d’ici peu, car si les femmes doivent à nouveau se priver de ce formidable moyen de prise de pouvoir sur leur propre corps, on est dans la panade!

Ceci dit, chacune voit midi à sa porte.

En ce qui me concerne, et ça n’engage que moi, j’ai arrêté la pilule.

Pas parce que les goujons mâles développent des ovaires (du moins au départ), mais bien pour faire un test.

Vois tu, cher ami des fleurs, je vais te parler « intimité  » là, comme des milliers de femmes, je souffre de migraines violentes chaque mois, à l’arrêt de la pilule, à l’approche de mes règles donc. Des migraines atroces qui me couchent, qui me laminent la cervelle, qui me fracassent les yeux, et qui me font vomir tous mes quatre heures! Le pied donc! On parle de migraines cataméniales, et le terme « cata » est bien approprié!

Donc, d’un commun accord avec moi même (et aussi, un peu quand même avec mon partenaire… )  , j’ai décidé de voir si ces migraines pouvaient être atténuées, voire supprimées, avec l’arrêt de la pilule, vu que ces douleurs sont dûes à une violente chute d’hormones à l’approche des Anglais.

Et voilà votre dévouée revenue au temps de René Coty en matière de contraception : rien.

En parallèle, comme tu le sais, ma consience écolo s’est formidablement développée depuis le début 2010. Et tant qu’à faire de faire, j’ai décidé de virer de mon organisme toute allopathie. Plus de médocs (faut dire que j’en prends très peu aussi, ça aide!) Et lundi, donc, mon week end prolongé était fait pour voir si l’homéopathie pouvait m’aider à me sentir bien dans mon corps et dans ma cervelle.

Je suis donc un traitement de fond contre les migraines cataméniales. Un test de 2 mois, pour voir si ça marche vraiment, ou si c’est purement psychologique. En même temps, psychologique ou pas, si je n’ai pas de migraines pendant 2 mois, je ne chercherai pas à savoir si ça marche réellement, ou si c’est juste moi qui ai décidé que ça marchait.

Donc, tu as devant toi un cobaye homéopathique, cher ami des fleurs.

Alors, j’entends déjà tes cris d’orfraie, mais rassure toi, je ne fais pas de prosélytisme, loin de moi cette idée! Et tu sais (ou pas), j’ai dans ma famille suffisamment de malades lourdement atteints de pathologies déplaisantes  – style cancer ou insuffisances cardiaques – pour ne pas cracher sur la médecine allopathique, LOIN DE MOI CETTE IDEE! Que ce soit clair entre toi et moi!

Moi, je ne souffre de rien, si ce ne sont ces maux de tête brutaux et mensuels, donc, je peux me permettre de tester des médecines « alternatives », mais jamais au grand jamais, je n’irai dire à mon pépé cardiaque, ponté, sous pacemaker, d’arrêter son traitement pour prendre des cachets homéopathiques! Chuis pas dingue!

Voilà pourquoi, cette « expérience » reste toute personnelle.

Quant à la contraception, parce qu’il faudrait voir aussi à ne pas déconner avec ça, je vais m’orienter vers un moyen « mécanique » comme on dit: diaphragme ou colerette utérine par exemple.

Je suis sous pilule depuis mes 15 ans, suite à une malheureuse période d’anorexie qui m’a conduite à une aménorrhée (et oui, un corps trop maigre se régule tout seul pour ne plus être fertile…. pas con, le corps), et j’en ai ma claque.

Donc, je veux reprendre le contrôle direct sur mon corps, un contrôle physique je veux dire. Je ne veux plus laisser une molécule décider de ma vie intime.

Comme quoi, quand c’est choisi, décidé, voulu, contrôlé, l’arrêt de la pilule n’est pas un retour à l’âge de pierre pour les droits des femmes, Mme Badinter (oui, elle m’agace encore, avec ses jugements à l’emporte pièce – et je m’y connais en jugements tranchés ! ). 

Il suffit de redevenir consciente de son corps, de son fonctionnement, de son anatomie même. Mais pour cela, justement, il faut que les femmes connaissent leur corps parfaitement, au lieu de penser que  lors du premier rapport sexuel on ne peut pas attraper le SIDA ou bien de se demander si en avalant du sperme on peut tomber enceinte (ce n’est pas mon esprit pervers qui a pondu cette remarque, c’était une question d’une gamine de 13 ans qui pratiquait le sexe oral sans rien connaître de son corps et de la sexualité. Ca fout les jetons quand même, non? !)  Bref. Y a du boulot de ce côté!

Comme dirait ma mère « mon corps m’appartient », ça c’est la base du féminisme, et mon corps, ben, je le connais assez pour pouvoir, librement et consciemment , reprendre pied avec lui, physiquement et psychologiquement.

Et rendre leurs « cojones » aux goujons!

 

 

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