Garofano Rosso

4 mai, 2011

ras la palme!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 18:29

Rha, je suis en pétard!

(comme d’hab’ tu me diras… )

Bon, en cette belle fin de semaine, j’ai décidé d’aller voir de mes yeux un des lieux les plus symboliques de la tragédie cathare, à savoir Montségur.

Rien à voir avec l’écologie, en effet.

Quoique.

En effet, le pays albigeois n’est pas tout près, et donc, le trajet va durer plusieurs heures. Et moi, pendant ce temps, ben, faut que je mange. Donc, cet après midi, je suis allée faire des courses pour me sustenter sur la route.

Bon, je me casse le nez sur le rideau de fer de mon magasin bio préféré (oui, je suis incapable de me souvenir des horaires d’ouverture des magasins, même ceux où je me rends régulièrement), donc, je décide d’aller à Carrouf, ils ont de bons produits bio aussi.

Et là, j’ai arpenté les rayons bio et diététiques pour essayer de trouver un produit qui ne soit pas rempli de cette hideuse huile de palme.

Rien, nada, pas un. Même les biscuits bio sont pourris par cette satanée abomination. Alors, oui, certes c’est de l’huile de palme bio, mais ça reste de l’huile de palme, fléau dévastateur qui ravage des cultures vivrières des pays producteurs, tout en massacrant les forêts.

Je suis capable de passer des heures dans les magasins pour lire les ingrédients des produits transformés que j’achète (je t’ explique pas la tronche des vigiles! ) . Les moins malhonnêtes (les producteurs, pas les vigiles)  notent « huile de palme » sur leurs paquets, les plus hypocrites se contentent de « graisse végétale », mais c’est la même chose. 9 fois sur 10, cette « graisse végétale » est de la palme. C’est vraiment prendre les consommateurs pour des gros faisans, tout en leur faisant bouffer de la merde.

Même le bio. Ventre saint gris!

Du coup, j’ai pris des bananes. Pas bio. Mais françaises, et non pas des bio de République Dominicaine. Oui, ça aussi ça m’énerve…Elles viennent d’aussi loin les unes que les autres (Guadeloupe en ce qui concerne les françaises) donc, dans ce cas, je préfère faire marcher l’économie nationale (chauvine!!! ).

A ce compte là, j’aurais carrément mieux fait de m’arrêter dans un troquet sur la route pour bouffer…

29 avril, 2011

ça pèse!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 16:23

Si je te dis 20, ou 6, ou 140 ou encore 15.2, ça te parle?

Moi, ça ne m’aurait certainement rien dit , mais pourtant, quand on sait ce que recouvrent ces chiffres, on regrette presque de ne pas être resté dans l’ignorance.

20 :  c’est en kilogrammes le poids de déchets alimentaires de chaque Français en 1 an.

6: c’est la même chose pour chaque élève de France

140: là, c’est le poids des déchets alimentaires de chaque Britannique en 1 an.

En moyenne, en Europe, 15.2 kg de nourriture, la plupart du temps non déballée, sont jetés chaque année. Cette moyenne explose littéralement pour les fêtes de Noël, où 80% de ce qui est acheté en terme de nourriture est jeté.

En gros, 50% de ce que l’on cultive dans le monde finit au rebut. Donc, 50% des engrais et de l’eau gaspillés pour produire toujours plus finit à la décharge. Pas mal, non?

Sachant que plus de la moitié de la population terrestre n’a pas de quoi survivre, on imagine ce que nos sociétés gaspillent tout au long de l’année. Ca fait froid dans le dos, enfin, je trouve.

Alors, évidemment, les consommateurs sont les premiers acteurs à pouvoir faire en sorte que la nourriture finisse autrement qu’en déchets, mais il est vrai que rien n’est simple. Une personne seule, moi par exemple (mais je suis un mauvais exemple, je déteste acheter des formats « célibataire », ça m’agace prodigieusement, alors, je congèle) , ne va pas s’amuser à acheter des kilos de bouffe pour réduire les emballages, non, la personne seule prend des formats adaptés en général et c’est logique…  pour le plus grand drame des poubelles qui débordent de milliers d’emballages et de suremballages (et du portefeuille de ladite personne, parce que les formats réduits ont des prix qui ne le sont pas! )

Non, les vrais responsables, ce sont les producteurs, qui emballent et remballent encore et encore, qui ne proposent pas d’emballages refermables, et qui ont réussi à faire croire que la mort dans des souffrances abominables attendait tout consommateur de yaourt périmé de deux jours! Les dates de péremption de nombreux produits ne sont là que pour nous pousser à jeter pour acheter encore et encore. Je me demande bien quelle peut être la date de péremption des lentilles! Les miennes ont bien 3 ou 4 ans, et je ne suis pas malade pour autant.

Non, il  faut vendre, vendre, faire acheter, faire croire que le nouveau produit est forcément mieux que l’ancien, faire jeter l’ancien pour acheter le nouveau, toujours. Pour que les marchés boursiers vivent et se pètent la ruche à grand coup de spéculation.

Alors, pour ne pas crever sous nos tonnes de bouffe non consommée, mais belle et bien produite, réfléchissons deux secondes; il y a toujours moyen de ne pas se soumettre aux lois des spéculateurs et des grands magasin. Comme ça, ça nous fera de l’entraînement pour parer la future taxe sur les ordures, individuelle et au poids.

22 avril, 2011

Roulette russe avec 6 balles

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 9:03

 » Il serait dommageable, pour l’économie et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire (…) de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle [ de ces gisements] » , c’est pas beau ça comme phrase à la con?

C’est ce que notre gouvernement vient de sortir pour nous faire avaler la pillule du gaz de schiste.

Le gaz de schiste, c’est ce merveilleux gaz emprisonné à des kilomètres de profondeur, dans des roches qu’il faut faire exploser à grand renfort d’eau, de pression, et de produits chimiques, c’est ce merveilleux produit qui fait qu’aux Etats Unis, des habitants du Texas voient leurs robinets d’eau exploser tant le gaz est présent partout dans le sous-sol; le gaz de schiste, c’est cette superbe solution pour retrouver notre indépendance vis à vis du pétrole, et qui fait que des hectares entiers de paysages sont ravagés comme par un bombardement chimique, car pour sortir le gaz de la roche, il faut creuser des puits tous les 100 ou 200 mètres pour y balancer des millions de mètres cubes de flotte et tout faire péter là-dessous.

C’est beau le gaz de schiste, non?

Superbe.

Ce qui est encore plus superbe dans cette histoire, c’est que pour une fois, l’Europe et surtout la France, elle en a plein plein de gaz de schiste. Dans la région parisienne, et dans le sud, vers le Larzac tout ça…

Superbe idée de faire exploser le sous-sol du bassin parisien, c’est déjà un gros gruyère, et ce n’est pas comme si cette région était le poumon économique de la France et regroupait des millions d’être humains, nooon, heureusement… Le bassin parisien, c’est un peu comme le Texas, n’est-ce pas: vide.

Vi, vi vi…

Et le sud, donc.

Des régions aux ressources en eau illimitées, où la forêt primaire explose de richesse et de verdure, l’Ardèche, la Drôme, des paradis tropicaux en somme. Alors, où est le problème? Polluer les dernières réserves d’eau potable d’une région déjà assoiffée pour sortir du gaz, le transporter à travers le parc naturel des Cévennes à grand renfort de 38 tonnes, je te le demande, où est le problème?

Pas de problème.

C’est Total qui va avoir le droit de faire ces « forages expérimentaux de recherche », pour voir, hein, juste comme ça.

J’ai envie de dire « cocorico » alors….

Encore une fois, alors que nous pourrions concentrer notre énergie et notre cerveau sur la recherche en faveur des énergies renouvelables, ben non, le pognon, le gros pognon qui tache arrive avec ses grosses santiags pointues et son cigare, et vient nous dire qu’on a trouvé encore plus dégueulasse et dangereux que le pétrole, encore plus risqué que le nucléaire, encore plus incontrôlable que le off-shore, et tout le monde est content.

Honnêtement, j’espère, vraiment, qu’encore une fois, les gars du Larzac sauront sortir les fourches face aux foreuses de Total et comme ils l’avaient fait pour les militaires, ils les foutront dehors. Mais cette fois, j’en serai. Dussè-je y descendre à pied (vu qu’on n’a plus de pétrole! arf!)

Gardarem lou Larzac, bordel!

Tiens, d’ailleurs, en cherchant l’orthographe de ce slogan, je suis tombée sur ce site: http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/gardarem-lou-larzac-oui-aux-92445.

 

17 avril, 2011

consommation responsable

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 12:47

Bien, nous sommes dimanche, et votre dévouée est une feignasse.

Mais comme j’ai entendu hier soir un reportage sur la consommation responsable des Français, je ne peux pas passer à côté.

Donc, je vous livre à la fois l’article de France Info et le lien vers le site d’où l’étude est sortie :

France Info, c’est là

et

l’article c’est là 

Voilà.

4 avril, 2011

Cas de conscience.

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:15

Je rentre d’un week end au vert, dans la riante Corrèze, entre châtaigniers et prairies,  entre moutons et bovins, la Corrèze quoi.

En Corrèze, il y a au moins une famille où l’écologie a toujours été une seconde nature (c’est le cas de le dire!), c’est la mienne! Décroissance, économies d’énergie, recyclage, conduite économique, productions locales, pas d’engrais sur les salades… bref, des purs, depuis toujours.

Des purs qui donnent des graines aux oiseaux quand il neige, et du miel aux abeilles quand elles sortent des ruches avant les fleurs, qui ne taillent pas les haies avant d’être sûrs que les oisillons ont quitté le nid… Bref, des vrais quoi.

Ce week end, outre les abeilles, les hirondelles, et la parade amoureuse des merles, j’ai pu assister avec grand plaisir aux jeux de quatre petits lapereaux, dans la cour devant la maison.

Quatre boules de poils bruns, avec un toupet blanc qui se relève en cas de fuite sous le tas de bois, quatre bébés tout ronds surmontés de deux oreilles encore minuscules, une vraie réussite esthétique…

Vi, vi, vi… Sauf que 4 lapereaux en avril 2011, ça fait 4 lapins en puissance, et 4 lapins, pour peu qu’on ait un représentant de chaque sexe dans le groupe, ça va faire des milliers de lapins en avril prochain cette histoire! Et là, adieu arbres, jonquilles, petites fleurs de printemps, un raz de marée de lapins, façon Australie, mais en plus compact!

Alors, que faire?

Impossible de penser à mettre des pièges, trop cruel, ni du poison, trop immonde, ni faire appel aux chasseurs (il y a, comment dire, quelques différends entre ma famille et ce genre de personnes), ni les tuer nous mêmes, heu, ça court vite un lapin!

Bref, nous voilà face à un sacré problème.

La seule solution qui nous reste, outre la myxomatose fulgurante, c’est que la lutte de mes parents pour le respect de la nature porte ses fruits et que les buses, busards et autres rapaces fassent leur boulot de super-prédateurs et avalent quelques specimens d’ oryctolagi cuniculi avant que la riante parcelle de Corrèze ne devienne aussi aride que le bush australien.

On croise les doigts.

29 mars, 2011

C’est de la dynamique!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:34

Avant, je veux dire, y a plusieurs décennies, on avait inventé un système tout bête pour s’éclairer à vélo: la dynamo.

C’était vraiment con comme la lune, une batterie qui fonctionnait seule, indéfiniment, sans le moindre effort, juste par le frottement de la roue du vélo, et qui procurait de la lumière devant et derrière sans peine, sans pile, sans déchet.

C’était tellement simple comme système, tellement pratique, tellement DD, écolo-friend avant l’heure, tout ça, qu’on a décidé de le supprimer des vélos.

Ah mais!

On va pas garder un truc super intelligent, pratique, pas cher et écolo en plus, non, ça va pas?

Faut consommer, changer, acheter et jeter des piles!

Bon.

Moi, perso, sur mes vélos, j’ ai passé un paquet de piles et de lampes de toutes sortes pour être vue de loin et éviter la mort par écrasement sur pare-brise de poids lourd. Parce qu’aucun de mes vélos n’était pourvu de cette petite batterie mignonne, appelée autrefois dynamo.

Jusqu’à ce matin.

Aha!

J’ai offert à mon vélo une lampe à DEL rechargeable par dynamo manuelle! Une petite manivelle sous la lampe de devant, tu tournes, tu recharges la bête, tu la remets sur ton guidon et hop, ça éclaire devant et derrière, et même ça clignote! Sans piles, juste avec le mouvement de manivelle. La mienne a aussi comme avantage de se recharger également par clé usb, directement sur un PC, ça peut être sacrément avantageux ça, en effet.

Mais bon, ça fait des années que ça existe, même mes parents en ont depuis des lustres (!! )  je sais, mais pour les vélos, il faut en plus que ça fasse blanc devant et rouge derrière et que ça tienne assez longtemps pour rentrer chez soi, de nuit. Voilà qui est fait, donc.

Perso, j’ai trouvé ça sur le site Tout Allant Vert, site de produits écolos, mais je suis prête à parier qu’on trouve ces dynamos « modernes » dans tous les magasins de sport. Enfin, je dis « modernes », c’est à cause des lampes DEL, pas à cause du système de manivelle à main qui a remplacé le petit cylindre de métal cranté qui permettait de dispenser de la lumière indéfiniment, tant que la roue du vélo tournait…

Un de ces jours, ils vont nous les revendre, les vieilles dynamos de pépé, en étant sûrs d’avoir fait une découverte de taille…

Comme le dit l’Ecclésiaste: rien de nouveau sous le soleil….

 

15 mars, 2011

Envie!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 11:11

  logoenvie.jpg

Mieux que le recyclage pur et simple – j’allais dire tout bête – il y a la récup’.

J’avais une télé qui, profitant d’un assoupissement, a décidé de rendre l’âme, d’un coup, me laissant orpheline et bien dépitée face à mon mur jaune.

J’en ai acheté une nouvelle, là, oui, j’avoue, je n’ai pas refait le coup du micro-ondes pas remplacé. Je peux vivre sans micro-ondes, pas sans télé, c’est comme ça, je suis une véritable téléphage. Bien.

Quant à la défunte, j’avais évidemment dans l’idée de la porter dans une des déchetteries de ma ville. C’est alors qu’on m’ a parlé d’une association qui récupérait les appareils électro-ménagers pour les réparer et les revendre.

Renseignements pris sur la toile, ça s’appelle ENVIE. Et il y en a un à Limoges.

Envie, c’est une structure qui emploie des personnes en difficulté, sans qualification, sans emploi, dans la merde en somme, pour les faire bosser sur des appareils en panne, ils les réparent – quand c’est possible- et les revendent à des prix défiant tout concurrence.

Tout bénéf’ sur toute la ligne en somme.

J’ai donc amené ma télé chez ENVIE, histoire de lui donner -peut-être – une seconde vie, et surtout de filer du taf à des gens qui en ont besoin.

Je te donne quelques chiffres sur cet organisme:

 EN 2008

25 ateliers d’électroménager rénové garanti 
 1 association Electroménager Rénové Garanti au Bénin
42 magasins Envie en France d’appareils électroménagers d’occasion garantis
23 entreprises de collecte et de recyclage des déchets électriques et électroniques (les DEEE)

900 salariés en insertion temps plein
400 salariés permanents
350 bénévoles
Taux de sortie positif : 60% accèdent à un emploi ou une formation

Réemploi : 3000 T de DEEE rénovés et revendus en magasins Envie
Collecte : 80 000 T de DEEE ménagers collectés
Traitement : 25 000 tonnes de DEEE traitées dans le cadre des marchés traitement.

Tu peux retrouver tout ça sur le site : là : http://www.envie.org/

 

 

 

12 mars, 2011

Attention: autocongratulation dans cet article!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:38

Je lisais ce matin la petite brochure de l’ADEME.

Dedans, une adresse de site où on peut télécharger le Guide de l’éco-citoyen au bureau.

Parce que c’est bien beau de faire des efforts chez soi, mais au sein de l’entreprise, c’est moins simple: à moins de vouloir passer pour un dangereux hippy, il est souvent plus facile de suivre le mouvement, bêtement.

Bon, perso, j’ai décidé de passer pour une hippy, et j’en suis fort aise: je recycle au max, je trie, je roule à vélo, j’imprime sur des formats A5, je réutilise tous les imprimés de mon bureau pour servir de brouillons, j’imprime le moins possible…

Bref, je vis ma vie d’écolo au bureau. Ca fait rire les collègues, mais on s’en fout!

Mais je me suis dit que ce serait pas mal de trouver dans ce guide de nouvelles idées pour toujours polluer moins.

Et ben, j’en ai pas trouvé dis-donc!

Je suis extrêmement fière de moi, je fais déjà tout ce qui est dit dans ce petit guide. Et ma Boîte fait aussi beaucoup d’efforts de ce côté là, je dois le dire: papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement, commandes de produits simples, uniques pour tout le monde, pas de clim’ (ah ça, oui, on le sent bien en été, l’écologie, c’est aussi prendre sur soi! )…

Bref, on est bons, on est bons!!

Y a encore beaucoup de travail à faire pour faire entrer les réflexes DD dans tous les cerveaux, mais ça vient.

Et ça fait drôlement plaisir.

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers ce guide de l’éco-citoyen au bureau, par l’Ademe donc : http://www.lacompagniedelair.eu/medias/documents/autres/guide-ademe-ecocitoyen-bureau.pdf.pdf

11 mars, 2011

Le retour des abeilles tuées!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 9:46

Et moi , ce n’est pas de science-fiction dont je te parle!

Je t’en ai déjà causé là : http://garofanorosso.unblog.fr/2011/02/18/bzzzzzz/ des abeilles mignonnes qui disparaissent à cause de nous.

Et la disparition des insectes bicolores entraînerait la nôtre.

Mais je ne pensais pas que l’influence des abeilles sur notre existence était aussi importante. Ainsi, j’ai appris hier soir en écoutant un spécialiste des Nations Unies (qui a lancé un programme de protection des abeilles au niveau mondial) que sur 100 récoltes servant à l’alimentation humaine, 90 étaient pollinisées par les gentils insectes velus sus mentionnés.

90% de ce que nous mangeons dépend des abeilles.

Ca le ramène un peu à son humble niveau, le super prédateur de la planète! Et surtout, ça fait sérieusement flipper.

Je pense que je vais faire comme mon écolo de mère: mettre du miel sur les rebords de mes fenêtres pour attirer et nourrir les quelques abeilles limousines survivantes en période de vache maigre.

Ca peut paraître tout con, voire même contre-productif de nourrir les abeilles en fin d’hiver, mais avec nos jeux d’apprentis sorciers, on a réussi soit carrément à faire disparaître des milliers d’espèces de fleurs soit à décaler les périodes de floraison des fleurs dont se nourrissent les abeilles. Résultat: elles sortent de la ruche au printemps, le nez au vent, la bouche en coeur, croyant tomber sur des champs de pâquerettes ou de narcisses, et paf, rien.

Elles rentrent au nid le ventre creux et les pattes vides, et elles crèvent.

Donc, si, en attendant la floraison des plantes on peut leur filer un petit coup de main pour ne pas mourir de faim, je ne vois pas où est le problème. Le changement que nous avons provoqué a été trop rapide, trop brutal, pour que la nature s’en accomode en changeant ses habitudes, donc, à nous de trouver des solutions pour compenser un peu le mal que nous avons fait. De toutes façons, il n’y a plus assez d’abeilles sur terre pour qu’elles aient le temps de s’adapter aux changements provoqués par l’homme, alors, sauvons ce qui peut l’être.

Nourrir les abeilles au sortir de l’hiver n’a rien à voir avec le fait de nourrir les oiseaux en hiver.

Les oiseaux – type piafs , genre moineaux et compagnie – ne sont pas en voie d’extinction encore, et là, oui, c’est peut être contre-productif de leur faciliter la tâche: ces feignasses préfèrent picorer les boules de graisses installées par les humains plutôt que crever de faim en grattant le sol pour débusquer des insectes, on peut aisément les comprendre, c’est logique, mais ce n’est pas très judicieux: les insectes prolifèrent et les oiseaux, gras et replets toute l’année, ont tendance à se reproduire plus et surtout n’importe quand. Cela peut entraîner un déséquilibre dans le fonctionnement de la chaîne alimentaire qui peut être dangereux. Comme à chaque fois que l’homme a voulu régir la nature: vois l’exemple des lapins en Australie.

Bref.

Mais avec les abeilles, rien à voir: elles n’ont pas le choix: elles ne peuvent que crever si elles sortent de la ruche. Et comme elles sont très peu nombreuses, l’espèce aura disparu avant que leurs gènes leur aient fait comprendre qu’il faut ne sortir qu’un mois plus tard.

Alors, bon, il faut bien essayer de colmater la brêche causée par nous.

 

9 mars, 2011

L’avis du scientifique.

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:20

Les climatosceptiques sont légion, à la suite du dégraisseur de mammouth, Claude Allègre.

Non, les activités humaines ne sont pas responsables du réchauffement climatique, et de toute façon, le réchauffement climatique est une vaste connerie destinée à instaurer une dictature d’écolos vivant dans des yourtes et se nourrissant de pissenlits fanés.

C’est bien connu

Parmi ces éminents scientifiques, on trouve aussi un présentateur télé, qui fut autrefois vendeur de téléachat. Ah, oui, alors, évidemment, il fut aussi présentateur météo, ce qui lui donne sans doute une aura particulière en matière de climatologie.

Je te parle de Laurent Cabrol.

Il semblerait que, comme les thèses des climatosceptiques ne fassent plus tellement recette, il se soit recyclé (comme quoi, il est écolo sans le vouloir! ), là:

cabrol.jpg 

Alors, les propos d’un camelot de TF1 recyclé en vendeur d’andouillette chez Auchan, heu, comment dire…

En même temps, Auchan/Mammouth, ils font la paire lui et Allègre…

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