Garofano Rosso

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26 septembre, 2011

L’ombre d’un paradoxe

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:23

Je suis fan du Concombre Masqué de Mandryka, je l’ai déjà dit.

Comme lui, j’aime m’asseoir à l’ombre d’un paradoxe pour réflechir.

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Et voilà qu’en me penchant sur mon attitude d’amie de la nature, je suis tombée sur deux paradoxes, justement.

D’abord, n’y a-t-il pas quelque chose de curieux dans le fait de prendre sa voiture pour aller déposer les bouteilles en verre dans les conteneurs prévus à cet effet pour le recyclage? Ca me perturbe. Hier par exemple, à l’issue d’un repas de groupe, je n’ai pas pu prendre les quelques cadavres de bouteilles de vin pour les déposer dans le bac à verre, vu que j’étais à bicyclette. Il aurait fallu que je prenne ma voiture pour parcourir les 2 km qui séparent mon domicile du lieu de ce repas pour pouvoir ensuite contribuer au recyclage du verre… Paradoxal s’il en est, non?

Autre paradoxe (t’as noté comme j’aime ce mot?), le shampoing. Je m’explique. J’utilise évidemment du shampoing bio, sans paraben, sans silicone, sans agents chimiques qui font de la mousse, sans rien de polluant ni pour l’eau ni pour mes cheveux. Mais ce shampoing a un sacré inconvénient: il faut le rincer deux fois plus longtemps qu’un bon vieux produit siliconé et chimique… Deux fois plus de flotte usée. De la flotte certes non polluée, mais deux fois plus quand même. A l’heure où l’eau devient plus rare qu’un sénateur UMP sur les bancs du Palais du Luxembourg, voilà qui est un peu ennuyeux.

On peut aussi parler les panneaux solaires produits en Chine avec des terres rares dont l’extraction pollue plus que le gaz de schiste, ou des vélos électriques eux aussi produits en Chine dans des usines sans doute extrêmement polluantes et peu respectueuses du droit du travail, ou encore le dentifrice dit « bio » et suremballé dans du carton lui même recouvert d’un film plastique… et je suis certaine que les exemples peuvent être multipliés à l’infini… Malheureusement.

En somme, vivre écolo, ce n’est jamais simple. Ce n’est jamais acquis, il faut sans cesse réfléchir, peser les avantages et les inconvénients, et surtout, ne pas se laisser avoir par l’apparence des choses. Bref, il faut faire travailler son sens critique.

Ca peut toujours servir ensuite dans la vie.

21 septembre, 2011

Guerre et Paix

Classé dans : tu l'as lu toi? — garofanorosso @ 12:54

Ces derniers mois, après avoir dévoré avec passion et gourmandise les 13 tomes de Fortune de France de Robert Merle, je m’étais plongée corps et âme dans la légende de la quête du Graal et des chevaliers de la Table ronde, puis, avec plus de passion encore, dans des ouvrages de référence sur les Cathares. Je dévorais de toutes mes dents et j’ai adoré ça.

Puis, un soir, j’ai fait une pause et j’ai regardé la télé. Je dispose de la chaîne Paris Première qui diffuse parfois le programme court Caméra Café. Elle diffuse aussi la version 2 de la série, Caméra Café 2, la bien nommée. Bon, je regarde ce programme, avouons-le. Et bien m’en a pris, car c’est grâce à cette série, au contenu culturel assez limité, que j’ai eu envie de me replonger dans la lecture d’un auteur que j’avais découvert et beaucoup aimé il y a fort longtemps, Tolstoï. En effet, les personnages de la série télé parlaient de Guerre et Paix, et je me suis dit – avec honte et effroi – que je n’avais pas encore lu ce monument de la littérature mondiale et que ça ne pouvait pas durer.

Ni une ni deux, je me munis du tome 1 et je me lance.

Bon, je dois t’avouer que j’ai pédalé dans la semoule comme il faut au début. A tel point que j’ai abandonné et que c’est seulement 10 jours après que j’ai repris la lecture depuis le début, avec un papier (heu, 17 papiers) et un stylo pour noter tous les personnages du livre… Et là, j’ai pu avancer dans la lecture. Parce que Tolstoï semble s’amuser à nous perdre avec ses dizaines de personnages, et comme si cela ne suffisait pas, les noms russes ont des diminutifs, des surnoms, se doublent de deux ou trois prénoms, ce qui fait qu’un personnage peut avoir cinq ou six démonimations différentes. Si tu loupes un surnom, c’est foutu, tu ne pigeras plus rien!

Et c’est ainsi qu’armée de papier et de stylo, j’ai arpenté les rues de Petersbourg, de Moscou, j’ai crapahuté sur les berges de la Berézina, j’ai suivi les soldats russes, français, allemands, autrichiens de 1805 à 1812, j’ai appris des tas de choses sur les guerres napoléoniennes, et j’ai dévoré les 1400 pages de cette somme sans m’en apercevoir. Parallèlement, je me suis penchée sur la bataille d’Austerlitz, sur l’Europe napoléonienne, sur la vie de Tolstoï, sur la révolte des Décembristes, sur des tas de choses qui font et sont Guerre et Paix. Et je me suis également plongée dans Guerre et Paix, le film de Vidor, que je vais pouvoir regarder maintenant que j’ai terminé le bouquin, et imaginer Audrey Hepburn, Henry Fonda, Mel Ferrer et tant d’autres m’a pas mal aidée aussi à ne pas me perdre dans les méandres des aventures historico- sentimentales de Natacha, Pierre, André, Nicolas et autres.

Mais ce que j’ai le plus apprécié je crois dans ce bouquin, ce sont les « interventions » directes de Tolstoï, ses points de vue sur la guerre, sur l’histoire, sur les historiens (qu’il ne semble pas porter dans son coeur…), sur les « grands hommes », sur les grands moments de la vie des peuples. Ce sont des digressions passionnantes qui font que l’on se sent intimes avec Tolstoï, on est chez lui, il nous raconte l’histoire des Rostov, Bezoukhov, Bolkonski, Kouraguine et consorts, et de temps en temps, il nous propose de faire une pause, de prendre un chocolat chaud et il nous fait part de ses idées personnelles sur Napoléon, le Tsar, la Russie, l’Europe, l’Histoire… Le tout sans mâcher ses mots, et même avec une pointe d’ironie qui crée cette intimité.

Il a fallu 34 ans pour que je lise cette oeuvre magistrale à tous points de vue – rien que par son volume déjà – mais je suis heureuse de l’avoir fait. A tel point que je vais enchaîner avec ce qui semble être l’oeuvre majeure de Tolstoï, à savoir Résurrection. Je te raconterai si tu veux. Et puis, si j’ai le courage, je relirai Anna Karénine.

Après ça, peut être que je ferai une pause avec la littérature russe. Et que je tenterai, pour la troisième fois, de lire Le Bruit et la Fureur de Faulkner… De toute façon, j’ai un Dostoïevski qui m’attend dans ma bibliothèque…

20 septembre, 2011

Anti-gaspi

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:14

Bien, alors, je constate avec soulagement que je ne suis pas la seule à trouver obscène cette manie de vouloir nous faire acheter des objets totalement inutiles sous prétexte qu’ils ne coûtent pas très cher.

Cela étant dit, j’avoue que je pousse parfois un peu loin de bouchon de la décroissance, ce qui me fait passer pour une originale au bureau (ce qui n’est pas pour me déplaire, je te l’avoue…). J’écris sur toutes les faces des feuilles, je recycle, je garde, je trie, j’économise les feuilles, l’encre, l’électricité, je me fais mon café chez moi dans un thermos pour ne pas  utiliser les gobelets en plastique du distributeur de la boîte… Bref, je suis à fond dans le trip. En plus, j’écris au stylo encre – en bois issu des forêts gérées durablement – et je le recharge avec de l’encre en bouteille (tu sais, l’encre Pelikan, en joli flacon, ben, c’est ça), pas de cartouches en plastique, rien. Et évidemment, j’utilise des crayons à papier en bois, et pas des critérium (criterii?) non rechargeables en plastique.

Le portrait de l’illuminée que je suis étant brossé à grands traits, il faut savoir que les crayons à papier s’usent, et rétrécissent, à force d’être taillés, c’est une évidence. Et au bout d’un moment, un tout petit bout de bois, ben, ce n’est pas pratique pour écrire, ça se perd, ça ne se taille plus, bref, ça devrait se jeter.

rallongecrayon.jpg 

Sauf, que là, arrive une invention géniale: le rallonge-crayon! Un tube de bois et de métal dans lequel tu glisses ton bout de crayon et qui lui rend toute sa jeunesse de crayon long et élancé.

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Et en route pour une deuxième vie!

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Une autre utilisation utile et économique de ce « rallonge-crayon », pour ceux et celles qui aiment se maquiller les yeux, c’est évidemment de rallonger les crayons de khôl, au moins pour pouvoir les tailler. Car si économiser un crayon à papier à 30 centimes ce n’est pas le bout du monde, un crayon de maquillage (bio évidemment) à 7 € , ce n’est pas la même chose.

Comme quoi, économies et écologie vont souvent de pair, contrairement à ce que beaucoup veulent nous faire croire…  

Le mien, je l’ai trouvé sur le site écolo La Ferme des Peupliers, mais même si j’avoue adorer ce site, je n’y ai aucune action, ceci n’est pas un billet sponsorisé.

17 septembre, 2011

Ca m’énerve… et du coup, ça me rassure!

Classé dans : un p'tit coup gueule en passant — garofanorosso @ 16:43

J’ai cru pendant quelques semaines que je ne serais plus capable de m’agacer pour des conneries, mais si!

ouf.

La dernière en date; une pub pour Carrefour (là, je cite le nom en entier, des  fois que mon blog soit référencé pour leur faire une bonne pub, na !), pub idiote (sans blague) qui démontre que le règne de la surconsommation, du gaspillage et de la merde n’a pas fini de faire des ravages sur nos porte-monnaie et notre planète.

Je l’ai vue cet après midi pour la première fois. C’est une pub avec un chauve qui se sèche le crâne avec un sèche-cheveux. La voix off lui demande pourquoi il a acheté cet appareil dont il n’a visiblement pas le moindre besoin, et l’autre de répondre en montrant bien l’appareil : « 9 € 90″.

Voilà.

Donc, à partir du moment où c’est pas cher (quoique, 9.90€ pour de la bouse, c’est pas donné), il faut l’acheter, même si – et surtout – si on n’en a aucun besoin.

Ben, ça me met hors de moi, ça. Le gaspillage, l’exploitation de la misère des pays pauvres qui fabriquent ces zouilles pour 20 centimes, et qui nous sont vendues à moins de 10€ ensuite, la surconsommation érigée en mode de vie.

Acheter, acheter, acheter…

Ca me donne envie de vomir, et je suis donc rassurée sur ma capacité à m’agacer encore!

Ouf, le Garofano Rosso n’est pas encore fané! AHA!!

13 septembre, 2011

Quand vient la fin de l’été

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 8:01

Mine de rien, sous mes airs de midinette qui n’aime que la plage, le soleil et les températures supérieures à 28°C, je suis une petite fille qui aime aussi faire des sauts dans les flaques d’eau, chercher des feuilles mortes de toutes les couleurs, ramasser les châtaignes, manger des marrons grillés devant un feu de cheminée, sortir emmitouflée dans des écharpes, des manteaux épais…

Bref, j’aime aussi l’automne.

Et j’aime aussi cette transition étrange entre l’été et l’automne, ce mois de septembre si terrifiant, mois de toutes les rentrées, des reprises, des fins de vacances, des prochaines bien trop loin.

Personnellement, ce mois de septembre, je l’aime beaucoup car c’est le mois de la rencontre des extrêmes. C’est encore l’été, il peut encore faire chaud, mais les températures sont tombées, les jours ont raccourci, les soirées sont fraîches, les averses plus fréquentes, bref, c’est encore l’été, mais un été adulte, mûr, qui a quitté ses trikinis de bimbo à paillettes pour revêtir des tissus plus épais, plus dessinés, plus classes. 

Ca me fait cet effet le mois de septembre, c’est  curieux. 

Et hier soir, en préparant mon repas, ça m’a frappée.

Pour moi, septembre, c’est ça:

 

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Un melon très mûr qui a poussé sous le soleil de l’Hérault, des tomates cerises prêtes à péter nées sur le sol chaud de la Corrèze et les premières châtaignes, juste tombées dans les bois haut-viennois. Ajoutée à tout cela, une noix fraîche, énorme et succulente, cueillie sur une aire d’autoroute du Lot, et vous avez le mois de septembre symbolisé de façon délicieuse pour votre dévouée.

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J’ai sans doute besoin de chercher la poésie et la beauté partout, même dans la bouffe. Tant que je les trouve, tout va bien…

12 septembre, 2011

Fin de monde

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 11:10

Et bien, voilà, ce qui devait arriver, arriva: la mangue si prolifique jusque là, un jour se sclérosa, puis, se dessécha, puis, expira.

 

p240811mangue.jpg    p010911mangue.jpg

Comme quoi, je n’ai pas la main si verte que ça.

Je suis déçue quand même, ça partait bien cette affaire.

Quant à l’autre, le petit Mangouste II, il végète, envahi par les fruits de la passion qui, eux, s’en donnent à coeur joie.

Voilà donc, quelques nouvelles, peu jouasses, mais bon, je reprends quelque peu pied sur la toile et sans doute reviendrai-je de nouveau pour te faire part de mes découvertes écolos!

 

5 septembre, 2011

Une si longue absence

Classé dans : Non classé — garofanorosso @ 8:17

Peu d’activité sur le blog ces dernières semaines, je sais.

Mais parfois, la vie fait en sorte que la réalité virtuelle reprend sa place insignifiante.

Cet été, ma meilleure amie a été terrassée par le cancer.

Ce fut brutal, violent et les dés étaient pipés.

Alors, forcément… tout le reste devient inexistant.

Je reviendrai sur la toile, mais plus tard.

 

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