Garofano Rosso

30 mai, 2011

Espoir?

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:16

Le point d’interrogation est de rigueur quand on aborde ce sujet, surtout en ce moment.

Le sujet: le nucléaire, évidemment.

L’Allemagne a donc annoncé qu’elle  n’allait plus continuer à développer son parc de centrales nucléaires d’ici 2022.

La majorité des centrales teutonnes devraient être mises hors service d’ici 2021 et les trois plus récentes l’année suivante.

Ainsi, l’Allemagne a décidé de se passer de ce moyen de production de 22% de son électricité. Et de la taxe qui l’accompagne.

Alors, personnellement, je me réjouis de cette nouvelle, qui montre que non, rompre avec l’énergie nucléaire n’est pas forcément vouloir revenir au temps des cavernes, n’en déplaise à M. Allègre et consorts; car je ne pense pas que l’Allemagne ait dans l’idée de perdre sa place de grande puissance économique mondiale. Elle a juste l’envie de faire autrement pour garder son statut et son niveau de vie et de confort. Et personnellement, je suis certaine qu’elle arrivera à trouver d’autres sources – propres -  de production d’électricité. L’Allemagne est à la pointe en ce qui concerne l’écologie, je l’ai déjà dit, et je pense qu’outre-Rhin, les volontés sont là pour se donner les moyens d’y arriver.

Mais je pense que malgré cette nouvelle, pleine d’espoir en ce qui me concerne, il va se poser un sacré problème dans cette histoire, c’est évidemment le traitement des centrales une fois désossées, et le sort des déchets, encore et toujours. Ces déchets qu’on ne sait pas traiter et qui sont destinés à empoisonner la terre pour encore quelques milliers d’années…

L’arrêt des centrales allemandes ne va pas se faire sans difficultés, c’est évident, et les militants anti-nucléaires n’ont pas fini de s’enchaîner aux voies de chemin de fer pour empêcher le passage des trains de déchets radioactifs…

Mais j’ai envie de croire qu’un mouvement est en train de s’amorcer. En tous cas, je croise les doigts pour que ça marche. Je veux voir ça.

21 mai, 2011

kiwi

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 12:54

J’avais une grand mère jadis.

La brave femme était née en 1907 (son mari, mon grand père donc, était, quant à lui, de 1897…ça facilite nettement les recherches généalogiques, chez moi, en 3 générations, tu es dans le règne de Philippe IV le Bel… )

Bref.

Ma grand mère était une brave femme, et une des choses dont je me souviendrai toute  ma vie est la réflexion qu’elle avait faite un jour en mangeant un kiwi. Elle avait vu la pub pour les kiwis de France, pub dans laquelle le coeur du kiwi représentait un hexagone, la France, quoi. Ma grand mère, mangeant son kiwi avait dit, le plus sérieusement du monde: « ce n’est pas un kiwi de France, le coeur n’est pas comme à la télé. »

Et bien, petite Mamie, tu ne te trompais pas. Car figure toi que je les ai trouvés les kiwis de France au coeur hexagonal, comme à la télé:

 

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Chaque fois que je vois ce coeur, je pense à elle, et j’aimerais qu’elle soit encore là pour que je lui montre que, finalement, elle avait raison…

18 mai, 2011

Limoges, pas mal non plus!

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 10:49

Ce petit papier est juste un écho à celui rédigé sur le Jura .

A Limoges, la protection active de l’environnement commence à bien prendre ses habitudes avec la construction de deux bâtiments HLM à basse consommation en ville.

Deux immeubles de deux étages –  donc à visage humain, enfin – 18 logements, déjà tous loués, construits sur des normes écolo-friendly : orientation nord/sud, ossatures en poteaux et dalles de béton, parements en bois, énergie solaire…

Et le tout pour un coût comparable à celui des bâtiments dits classiques, soit 115 500 € par logement. Raisonnable.

De plus, les charges de locataires seront réduites (ben oui, le soleil, ça coûte toujours moins cher que le pétrole).

Je trouve que ça aussi c’est une chouette initiative et je me félicite de vivre dans une ville qui met le développement durable au service des moins fortunés.

Well done Limoges!

17 mai, 2011

L’épreuve

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 13:37

Dans quelques semaines, je vais repartir en pérégrination dans d’autres montagnes que les Pyrénées, puisque je vais aller passer quelques jours dans les Alpes. Ben, oui, ça arrive, un cousin se marie, il vit là bas, donc, on va tous là bas pour l’occasion.

Bien.

Donc, l’opération « je me fringue un peu mieux que d’habitude » est lancée.

Pour moi, c’est l’occasion de m’offrir une petite robe simplette et mignonnette en coton bio, évidemment, accompagnée de son étole en soie garantie Fair Trade. Point. Je reste fidèle à mes principes, même si ça me coûte un peu plus cher (un peu??? )

Mais ma douce maman, elle, a flashé sur un truc bizarre en feuilletant un magazine (les magazines are the devil, je te le dis! ): un sac à main fleur. Pas juste fleuri, non, en forme de fleur.

Votre dévouée, qui vit en ville, a donc proposé à sa mère de lui trouver l’engin sus mentionné.

Et bé…

Une chose est certaine: dans quelques mois, le sac à main fleur sera en tête de gondole dans toutes les boutiques de toutes les villes et défilera pour Mc Queen et consorts. Ce sera la hit pièce du dressing de la modeuse qui en veut. Je te jure, ma mère est toujours à l’avant garde de la mode, toujours, et donc, elle n’est jamais à LA mode, vu qu’elle précède les tendances de quelques années. Toujours. Donc, là, en mai 2011, ben, point de sac en fleur.

J’ai arpenté la ville pendant plus d’une heure à ma pause déjeuner, je suis rentrée dans des dizaines de boutiques, même chez des coiffeurs vendant des accessoires de mode, dans tous les magasins de fringues, même les plus cheap, même les plus hype… Que dalle.

Mais j’ai trouvé autre chose: de la merde, pure, accrochée aux cintres de ces enseignes bon marché. Des tissus moches, des vêtements mal coupés, des vestes froissées sur cintres, des chaussures mal collées, des matières sans la moindre tenue. De la merde. Je n’avais pas fait les boutiques depuis plusieurs mois, et je sais pourquoi à présent.

Je préfère mille fois ne rien acheter qu’acheter cette pacotille de très mauvaise qualité et venant de très loin. Je suis devenue complètement snob et élitiste (ce que j’ai toujours été, en même temps…), la médiocrité de la consommation de masse me file des plaques.

Mais pour ma mère, ben, j’ai cédé, et c’est sur le net que j’ai trouvé un petit sac fleur, pas écolo du tout, pas bio, pas Fair Trade… Bon, il vient d’une petite boutique française, c’est déjà pas mal (il n’est pas made in France, attention, il est vendu en France par une petite boutique, nuance…)

Y a intérêt qu’elle l’arbore pour la noce, sinon, je le lui fait manger, et elle regrettera sûrement qu’il ne soit pas bio!

16 mai, 2011

Le Jura en tête de pont.

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 9:15

Je te parlais récemment de la quantité de déchets alimentaires jetés chaque année en France, et en particulier dans les cantines scolaires.

Eh bien, certaines personnes ont décidé de prendre le taureau par les cornes et de lutter contre ce gaspillage inouï et tellement insupportable quand la moitié de l’humanité meurt de faim.

Ainsi, dans le Jura, une opération « zéro déchets » dans les cantines a été lancée. Le but: servir des repas sans créer d’autres déchets que des fermentescibles (= compost) et veiller à ce qu’il n’y ait rien à jeter après consommation des plats et des desserts. Donc, plus de pots de yaourts, de compotes, plus de sachets de gâteaux…

De plus, l’accent est mis sur le gaspillage de la nourriture elle-même, et les menus ont été établis de telle sorte que les enfants mangent à leur faim (c’est quand même le but premier! ) mais sans surplus dans les parts.

Quatre établissements scolaires jurassiens ont joué le jeu d’un concours organisé par le syndicat départemental de traitement des ordures ménagères du Jura. Et le cuisinier du collège de Poligny a réussi a concocter un menu pour 378 personnes, sans déchets donc, mais en plus, en privilégiant les produits bio et locaux! Tout bon, sur tous les tableaux. Ce collège a commencé à jouer le jeu en 2009 , et essaie de poursuivre cette politique en en faisant aussi un atout pédagogique pour les mômes.

Cette initiative est racontée dans le n°45 du magazine de l’ADEME de ce mois ci et je la trouve extrêmement intelligente.

Maintenant, il ne reste plus qu’aux 100 autres départements à suivre cet exemple.

10 mai, 2011

A bicycletteuh.

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:49

Votre dévouée en avait fait un papier, en début d’année 2010.

Elle s’était offert le comble du luxe de l’écolo bobo citadine: un VAE, vélo à assistance électrique.

C’était le méga pied, plus aucune côte de ma bonne ville de Limoges ne me résistait, plus de sueur, plus de crampes, juste le plaisir de pédaler dans la semoule dans du beurre.

Cependant, ma conscience écolo me titillait parfois, me disant qu’un vélo électrique, c’était bien beau mais la batterie restait une bombe écologique à retardement, comme toute batterie qui se respecte, me disant aussi que ladite batterie devait être rechargée régulièrement, à l’électricité, et comme disait l’autre, elle devenait une batterie « nucléaire », pas glop tout ça.

Mais le confort de mes mollets valait bien cette petite écorne à ma conscience.

Enfin, pas tant que ça.

J’ai vendu mon VAE la semaine dernière. Je l’ai bradé même. Et j’ai repris ma bonne vieille bicyclette sans moteur.

Quel changement!

La position déjà, ce n’est plus un vélo de dame, là, c’est un VTT, le guidon est plus bas que la selle. Et surtout, quelle différence de poids, mes aieux! Les VAE ont ce défaut majeur de peser tous 25 kg en moyenne. Un vélo de 25 kilos, c’est colossal, surtout que je suppose que la majorité des gens qui ont un VAE vivent en ville, et doivent se cogner la bécane dans des escaliers, ne serait-ce que pour atteindre une cave ou un ascenseur… C’est vraiment leur défaut n°1, ça , leur poids. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi les fabricants ne font pas d’effort de ce côté là.

Donc, mon petit VTT, qui doit faire 10kg tout mouillé, et encore, honnêtement je n’en suis pas sûre, est une véritable petite gazelle bondissant de trottoirs en caniveau, de rues en passages cloutés, se glissant telle l’anguille facétieuse (!!) entre les bus et les voitures. Bref, je t’avoue que retrouver cette liberté complète est un pur plaisir.

Oui, en descente, c’est un pur plaisir, mais en côte me diras-tu.

En côte, j’avoue que j’apprehendais sacrément l’absence de moteur qui pousse à la moindre difficulté, mais en fait, non, je suis rentrée chez moi sans souffrance, simplement en jouant correctement avec les vitesses de mon vélo, comme tout cycliste de base. Et à part – je l’avoue – une petite sueur dans le dos due plus à la chaleur de ce mois de mai qu’à la difficulté de la route, le trajet de retour s’est fait sans le moindre déplaisir.

Donc, tout ça pour dire que le VAE c’est super génial, mais que le vélo normal, c’est pas mal non plus… On est bien avancé avec ce jugement, hein?

Quoi qu’il en soit, j’ai dans l’idée de mettre des sous de côté pour, à terme, pouvoir m’offrir un VAE qui déchire sa race(15 vitesses, c’est quasiment Ariane), et surtout, surtout, qui ne soit pas fabriqué en Chine. Celui de mes rêves est né en Europe, aux Pays Bas pour être précise, l’autre pays du vélo, et si en effet, la batterie reste nucléaire, comme les autres, au moins a-t-il le mérite de ne pas avoir été conçu par des esclaves à des milliers de kilomètres de moi. Ca compense un peu.

Je deviens carrément allergique à tous ces produits de merde qui viennent par mégatonnes de l’Empire du Milieu, le « made in China » me devient insufférable, comme l’écrit Merle dans sa saga historique (j’ai attaqué le tome 11 !! ), insupportable, intolérable. Je suis prête à raquer le double du prix de quelque chose pour être sûre qu’il n’ait pas été fabriqué en Asie dans des conditions humaines, sociales et environnementales déplorables. Et s’il faut payer plus cher, ben, je prends le temps d’économiser pour avoir un produit de qualité supérieure.

Voilà. Voilà. Voilà.

 En attendant, je m’amuse comme une petite folle sur mon vélo de garçon, je rajeunis tous les matins, je me sens libre comme un cheval sauvage (rien que ça!!!!! ) et surtout, je monte mon vélo d’une seule main dans les escaliers de ma cave.

Ca tient à rien parfois le bonheur…

8 mai, 2011

Montségur

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 10:58

Bien, alors, donc, heu… Montségur, d’abord, c’est fichtrement loin de Limoges.

Enfin, pas tant que ça, il n’y a que 430 km environ, mais votre dévouée a un défaut majeur (parmi tant d’autres), elle est super radine. Et je refuse absolument de payer les sociétés d’autoroute qui s’engraissent sur le dos des automobilistes. Donc, Montségur par les routes nationales et départementales (et les cols), ben, c’est toujours à 430 km mais c’est à 7 heures de Limoges.

Donc, 7 heures dans le zig et 7h40 dans le zag (oui, je me suis égarée en chemin, dans les environs de la riante Grenade sur Garonne) , ça fait long, long, très long. Mais bon, pas de péage,  60 € de moins sur le budget, et des économies de gasoil substantielles; clairement.

J’avoue qu’une telle expédition ne se place pas au sommet de la conscience écologique, mais, en fait, en évitant les autoroutes, on roule moins vite, on consomme beaucoup moins, et l’un dans l’autre on s’y retrouve.

Donc, Montségur.

Le village en lui même est plutôt austère, voire hostile, il faut le dire. 80 habitants permanents, des dizaines de maisons fermées, de jardins abandonnés, car le village est tellement classé et surclassé, que la moins lazure sur les volets est soumise à l’approbation de l’architecte des bâtiments de France. Donc, le village est une sorte de musée où plus rien ne bouge.

Mais alors, quelle vue, quel panorama, quel choc de voir les Pyrénées encore enneigées, les apics, les monts, les sommets vertigineux, les creux, les roches plissées par les forces telluriques, les traces de sang dans la roche (à cause du minerai de fer); la puissance de la nature te frappe dès que tu lèves les yeux. C’est surpuissant, superbe.

 

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Et évidemment, Montségur, c’est le château et le village cathare. Une montée à flanc de montagne, (20 minutes pour votre dévouée, ce qui tout à fait honorable si on en croit les habitués) dans des rochers abrupts, une pente quasiment à la verticale par moments, ça se mérite, c’est violent, c’est épuisant, c’est absolu. Alors, je précise, c’est tout ça pour quelqu’un comme moi, qui pratique le sport quand elle y pense, qui fait des concours d’immobilité avec son chat et qui, la veille, avait préparé la montée avec un coq au vin et des cigarettes anglaises en refaisant le monde devant une bouteille de vin … Sinon, pour quelqu’un de normal, ben, c’est une balade…

Bref.

Mais ça vaut l’effort. Les mots manquent pour exprimer ce que j’ai ressenti sur l’éperon rocheux où est perché le château. La vue est dégagée au sud vers les Pyrénées, au nord vers Foix et Mirepoix et vers Toulouse même que l’on peut voir si le temps est très clair.

 

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Et puis, évidemment, impossible de rester de marbre face à cette stèle qui rappelle le massacre de 200 personnes, le 16 mars 1244, brulées vives pour ne pas avoir voulu renier leur foi cathare.

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Si tu désires aller faire une escapade à Montségur, prends d’abord de bonnes chaussures et des chaussettes, les soirées sont très fraîches à 1000 m, et puis, réserve une chambre chez Costes, une auberge magnifique où le patron – un Normand – est à ton service. Tu te poses sous la veranda, tu bois un Hypocras ou un coca bio (ah oui, tout est bio chez Costes) et avec de la chance, tu vas pouvoir tailler le bout de gras avec deux figures du village, un venant de Bordeaux après avoir vécu en Amazonie et à Toulouse, et un sage hindou de Creuse, de Paris, de Delhi, et de partout ailleurs à la fois. Ces deux hommes ont fait que ce séjour mystique a pris une couleur extrêmement humaine et chaleureuse.

 

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Montségur, c’est un endroit où même les interdictions de laisser déféquer son chien sont artistiques, où l’eau est si pure qu’on peut boire directement aux robinets des fontaines et où des poissons vivent heureux dans les bacs d’eau cristalline, où les croix sont en fer forgé et ont un aspect terrifiant et même diabolique, c’est un ensemble surprenant, à la fois superbe et inquiétant.

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Une chose est sûre, Montségur, ce n’est pas une destination touristique comme les autres, c’est comme une initiation, tu n’en reviens pas comme tu y es arrivé, je te le garantis.

Et puis, évidemment, que serait un village sans les chats: Tiga le tigré(qui a pris la pose pour la photo), Cana le blanc, Mozart le maçon masqué méfiant.

 

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Que dire, donc, après ces quelques heures en Ariège? Que je n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner.

4 mai, 2011

ras la palme!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 18:29

Rha, je suis en pétard!

(comme d’hab’ tu me diras… )

Bon, en cette belle fin de semaine, j’ai décidé d’aller voir de mes yeux un des lieux les plus symboliques de la tragédie cathare, à savoir Montségur.

Rien à voir avec l’écologie, en effet.

Quoique.

En effet, le pays albigeois n’est pas tout près, et donc, le trajet va durer plusieurs heures. Et moi, pendant ce temps, ben, faut que je mange. Donc, cet après midi, je suis allée faire des courses pour me sustenter sur la route.

Bon, je me casse le nez sur le rideau de fer de mon magasin bio préféré (oui, je suis incapable de me souvenir des horaires d’ouverture des magasins, même ceux où je me rends régulièrement), donc, je décide d’aller à Carrouf, ils ont de bons produits bio aussi.

Et là, j’ai arpenté les rayons bio et diététiques pour essayer de trouver un produit qui ne soit pas rempli de cette hideuse huile de palme.

Rien, nada, pas un. Même les biscuits bio sont pourris par cette satanée abomination. Alors, oui, certes c’est de l’huile de palme bio, mais ça reste de l’huile de palme, fléau dévastateur qui ravage des cultures vivrières des pays producteurs, tout en massacrant les forêts.

Je suis capable de passer des heures dans les magasins pour lire les ingrédients des produits transformés que j’achète (je t’ explique pas la tronche des vigiles! ) . Les moins malhonnêtes (les producteurs, pas les vigiles)  notent « huile de palme » sur leurs paquets, les plus hypocrites se contentent de « graisse végétale », mais c’est la même chose. 9 fois sur 10, cette « graisse végétale » est de la palme. C’est vraiment prendre les consommateurs pour des gros faisans, tout en leur faisant bouffer de la merde.

Même le bio. Ventre saint gris!

Du coup, j’ai pris des bananes. Pas bio. Mais françaises, et non pas des bio de République Dominicaine. Oui, ça aussi ça m’énerve…Elles viennent d’aussi loin les unes que les autres (Guadeloupe en ce qui concerne les françaises) donc, dans ce cas, je préfère faire marcher l’économie nationale (chauvine!!! ).

A ce compte là, j’aurais carrément mieux fait de m’arrêter dans un troquet sur la route pour bouffer…

1 mai, 2011

Le mix parfait

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 9:59

Ce samedi, votre dévouée s’est levée largement avant potron minet pour aller baguenauder à Paris.

Ca me prend parfois, comme une envie de pi…  comme une fulgurance.

Non, je te taquine, je suis en effet allée à Paris pour la journée hier, mais dans le but d’assister à une excellente conférence sur la Commune de Paris, pour le 140ème anniversaire de la Révolution de 1871 (avec ma chère Louise).

 

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A la pause, je suis allée manger sur un banc, sur la place St Gervais, derrière l’hôtel de ville.

Et là, j’ai vu l’avenir de l’écologie et du développement durable, le mix parfait, résumé en 3 mots:

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Rien à ajouter, tout est dit.

Ah si, oui, éviter de prendre une photo sur une surface réfléchissante…

 

 

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