Garofano Rosso

29 avril, 2011

ça pèse!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 16:23

Si je te dis 20, ou 6, ou 140 ou encore 15.2, ça te parle?

Moi, ça ne m’aurait certainement rien dit , mais pourtant, quand on sait ce que recouvrent ces chiffres, on regrette presque de ne pas être resté dans l’ignorance.

20 :  c’est en kilogrammes le poids de déchets alimentaires de chaque Français en 1 an.

6: c’est la même chose pour chaque élève de France

140: là, c’est le poids des déchets alimentaires de chaque Britannique en 1 an.

En moyenne, en Europe, 15.2 kg de nourriture, la plupart du temps non déballée, sont jetés chaque année. Cette moyenne explose littéralement pour les fêtes de Noël, où 80% de ce qui est acheté en terme de nourriture est jeté.

En gros, 50% de ce que l’on cultive dans le monde finit au rebut. Donc, 50% des engrais et de l’eau gaspillés pour produire toujours plus finit à la décharge. Pas mal, non?

Sachant que plus de la moitié de la population terrestre n’a pas de quoi survivre, on imagine ce que nos sociétés gaspillent tout au long de l’année. Ca fait froid dans le dos, enfin, je trouve.

Alors, évidemment, les consommateurs sont les premiers acteurs à pouvoir faire en sorte que la nourriture finisse autrement qu’en déchets, mais il est vrai que rien n’est simple. Une personne seule, moi par exemple (mais je suis un mauvais exemple, je déteste acheter des formats « célibataire », ça m’agace prodigieusement, alors, je congèle) , ne va pas s’amuser à acheter des kilos de bouffe pour réduire les emballages, non, la personne seule prend des formats adaptés en général et c’est logique…  pour le plus grand drame des poubelles qui débordent de milliers d’emballages et de suremballages (et du portefeuille de ladite personne, parce que les formats réduits ont des prix qui ne le sont pas! )

Non, les vrais responsables, ce sont les producteurs, qui emballent et remballent encore et encore, qui ne proposent pas d’emballages refermables, et qui ont réussi à faire croire que la mort dans des souffrances abominables attendait tout consommateur de yaourt périmé de deux jours! Les dates de péremption de nombreux produits ne sont là que pour nous pousser à jeter pour acheter encore et encore. Je me demande bien quelle peut être la date de péremption des lentilles! Les miennes ont bien 3 ou 4 ans, et je ne suis pas malade pour autant.

Non, il  faut vendre, vendre, faire acheter, faire croire que le nouveau produit est forcément mieux que l’ancien, faire jeter l’ancien pour acheter le nouveau, toujours. Pour que les marchés boursiers vivent et se pètent la ruche à grand coup de spéculation.

Alors, pour ne pas crever sous nos tonnes de bouffe non consommée, mais belle et bien produite, réfléchissons deux secondes; il y a toujours moyen de ne pas se soumettre aux lois des spéculateurs et des grands magasin. Comme ça, ça nous fera de l’entraînement pour parer la future taxe sur les ordures, individuelle et au poids.

22 avril, 2011

Roulette russe avec 6 balles

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 9:03

 » Il serait dommageable, pour l’économie et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire (…) de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle [ de ces gisements] » , c’est pas beau ça comme phrase à la con?

C’est ce que notre gouvernement vient de sortir pour nous faire avaler la pillule du gaz de schiste.

Le gaz de schiste, c’est ce merveilleux gaz emprisonné à des kilomètres de profondeur, dans des roches qu’il faut faire exploser à grand renfort d’eau, de pression, et de produits chimiques, c’est ce merveilleux produit qui fait qu’aux Etats Unis, des habitants du Texas voient leurs robinets d’eau exploser tant le gaz est présent partout dans le sous-sol; le gaz de schiste, c’est cette superbe solution pour retrouver notre indépendance vis à vis du pétrole, et qui fait que des hectares entiers de paysages sont ravagés comme par un bombardement chimique, car pour sortir le gaz de la roche, il faut creuser des puits tous les 100 ou 200 mètres pour y balancer des millions de mètres cubes de flotte et tout faire péter là-dessous.

C’est beau le gaz de schiste, non?

Superbe.

Ce qui est encore plus superbe dans cette histoire, c’est que pour une fois, l’Europe et surtout la France, elle en a plein plein de gaz de schiste. Dans la région parisienne, et dans le sud, vers le Larzac tout ça…

Superbe idée de faire exploser le sous-sol du bassin parisien, c’est déjà un gros gruyère, et ce n’est pas comme si cette région était le poumon économique de la France et regroupait des millions d’être humains, nooon, heureusement… Le bassin parisien, c’est un peu comme le Texas, n’est-ce pas: vide.

Vi, vi vi…

Et le sud, donc.

Des régions aux ressources en eau illimitées, où la forêt primaire explose de richesse et de verdure, l’Ardèche, la Drôme, des paradis tropicaux en somme. Alors, où est le problème? Polluer les dernières réserves d’eau potable d’une région déjà assoiffée pour sortir du gaz, le transporter à travers le parc naturel des Cévennes à grand renfort de 38 tonnes, je te le demande, où est le problème?

Pas de problème.

C’est Total qui va avoir le droit de faire ces « forages expérimentaux de recherche », pour voir, hein, juste comme ça.

J’ai envie de dire « cocorico » alors….

Encore une fois, alors que nous pourrions concentrer notre énergie et notre cerveau sur la recherche en faveur des énergies renouvelables, ben non, le pognon, le gros pognon qui tache arrive avec ses grosses santiags pointues et son cigare, et vient nous dire qu’on a trouvé encore plus dégueulasse et dangereux que le pétrole, encore plus risqué que le nucléaire, encore plus incontrôlable que le off-shore, et tout le monde est content.

Honnêtement, j’espère, vraiment, qu’encore une fois, les gars du Larzac sauront sortir les fourches face aux foreuses de Total et comme ils l’avaient fait pour les militaires, ils les foutront dehors. Mais cette fois, j’en serai. Dussè-je y descendre à pied (vu qu’on n’a plus de pétrole! arf!)

Gardarem lou Larzac, bordel!

Tiens, d’ailleurs, en cherchant l’orthographe de ce slogan, je suis tombée sur ce site: http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/gardarem-lou-larzac-oui-aux-92445.

 

17 avril, 2011

consommation responsable

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 12:47

Bien, nous sommes dimanche, et votre dévouée est une feignasse.

Mais comme j’ai entendu hier soir un reportage sur la consommation responsable des Français, je ne peux pas passer à côté.

Donc, je vous livre à la fois l’article de France Info et le lien vers le site d’où l’étude est sortie :

France Info, c’est là

et

l’article c’est là 

Voilà.

14 avril, 2011

Je le savais!

Classé dans : un p'tit coup gueule en passant — garofanorosso @ 9:28

Ah diantre!

C’est diablerie!

Ventre Saint Vit!

Nom de dieu!

Bordel de merde!

Bref.

Je suis agacée. Agacée et confortée dans mes opinions en même temps. Je t’explique.

La semaine dernière j’ai cédé au shopping sur internet, au low cost, à la livraison gratuite, à la facilité en somme.

Je cherche une ceinture en cuir noire large et si possible un peu jolie.

Je l’ai trouvée sur le site d’une filiale de La Redoute, sur le net, sans frais de livraison.

Je l’ai eue hier. C’est une bande de croûte de cuir de 2m de long (ça c’était prévu, c’était ce qui m’avait plu), un peu large donc, qui s’enroule autour de la taille.

Vi, vi. Tu parles, cette ceinture est en fait 3 morceaux de mauvaise croûte de cuir, collées entre elles bout à bout pour faire la longueur. Et surtout, je pense que ce cuir était celui d’un pauvre bovin étique (et pas éthique) et souffreteux tirant les chariots de coke dans une mine, tant la teinture de la ceinture marquait les mains, les doigts, et les tissus qui avaient l’impudence de l’approcher de trop près.

En gros, de la merde mal faite, mal finie, de très mauvaise qualité et dégueulasse en plus.

Ni une ni deux, la ceinture est repartie vers son usine de production, et sans regret.

Voilà.

Tout ça pour dire que quand tu achètes de la merde, ben, tu récoltes de la merde. Et moche en plus.

Et y a intérêt que je sois remboursée fissa afin de pouvoir m’offrir une vraie belle ceinture de cuir de qualité.

Bordel de merde!

13 avril, 2011

Amazing world of Disney

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 10:05

Je me souviens, avant que je devienne écolo-DD-décroissante, je m’étais offert un séjour de début d’été en Normandie, chez mon amie lotoise expatriée au bord de l’eau.

Amie lotoise, muse de ma conscience écologiste, qui était déjà à la pointe de l’achat durable, étant alors mère d’un tout jeune bébé: je me souviens avoir vu chez elle pour la première fois des couches lavables, mais pas celles de nos mères et grand mères, hein, je ne te parle pas du Moyen-Age, là, je te parle des dernières technologies mises ensemble pour apporter au bébé un confort fessier irréprochable, à la maman, une facilité de vie, le tout, sans pourrir la planète.

Bref, une écolo à la pointe, ma copine normande.

Et je me souviens donc, qu’au cours d’un repas, elle m’avait posé cette question – qui devait sans doute s’articuler à la discussion que nous avions, elle ne pose pas des questions comme ça, brutalement: « quand tu penses « Allemagne », tu penses toujours IIIème Reich? ». Et ma réponse fut « oui, en effet, je ne peux pas me départir de ce reflexe de peur et de ce frisson dans le dos ». En gros, hein.

Oui, en effet, je fais partie de ces personnes, traumatisées par le Reich, par Oradour, par Dachau et les camps, de ces personnes qui ont sans doute regardé trop jeunes Nuit et Brouillard,  qui n’auraient pas dû regarder Shoah si longtemps, qui n’auraient pas dû aller visiter des expos sur Auschwitz à 10 ans…

70 ans après, alors même que ma famille n’a pas été victime de la guerre – mise à part une peur bleue qui a duré 5 ans,  comme tout le monde –  je reste traumatisée par la langue germanique. Peux pas m’en empêcher.

Mais ça commence à aller mieux.

En effet, ma copine ne m’avait pas posé cette question juste pour savoir à quel point j’étais atteinte, mais juste pour engager une conversation sur l’avance notoire de l’Allemagne par rapport au reste du monde en matière de conscience écologique. A l’époque, je te parle de ça, ça fait bien 3 ans, les produits bio/écolo Made in Germany tenaient déjà le haut du pavé, et ma copine, DD addict, avait le réflexe germanophile dès qu’il s’agissait d’acheter des produits respectueux de l’environnement, surtout pour son bébé. Et c’était devenu une telle habitude, que l’association d’idées Allemagne = Ecologie, avait supplanté complètement dans son esprit le vieux réflexe français (le mien, donc) Allemagne = Hitler.

Et ben, je suis heureuse de pouvoir te dire, cher ami des fleurs, que le réflexe Allemagne = Ecologie a supplanté le vieux règne du Reich dans ma cervelle aussi.

Si , si! Moi la traumatisée de l’Holocauste, je pense à présent « environnement » et « DD »  à la place de « solution finale » et « Oradour sur Glane » quand je pense à la Germanie. Ah, bien sûr, les dernières ne viennent jamais bien loin derrière les premières, on ne se refait pas,  mais j’avoue qu’à présent, le Made in Germany ou le « .de » , sont pour moi des gages immédiats de confiance en matière de protection de l’environnement. Un peu comme le Made in France me semble un gage de haute qualité.

Et je suis heureuse d’avoir pu faire ce chemin mental entre le point Godwin toujours affleurant, et la confiance en un pays fer de lance en matière d’écologie.

Boooooooooooooon, pour finir cette longue litanie, je te mets une petite photo qui m’avait fait rire

Nous avions reçu au bureau une revue traitant de la « ville du jouet », cette ville étant  ………….. Nuremberg…..

Là, désolée, j’ai pas pu m’empêcher de rire jaune. Dans la revue, en plus, il y avait un jouet en cadeau: un porte clés Disney – grand ami de la tolérance entre les peuples, ce cher Walt, comme chacun le sait.

Ca m’a fait marrer, j’ai pris la photo, et je te la donne :

 nurembergmickey.jpg

Ne me remercie pas

 

 

 

10 avril, 2011

La vie en ville

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 9:27

Ces derniers jours, je répondais à un fidèle de ce blog que la conscience environnementale était plus forte en ville qu’à la campagne. Chez moi, dans mon petit hameau corrézien, par exemple, l’écolo est vu comme un hippy, limite dangereux, et toujours con-con, voire drogué…

Ces derniers jours, aussi, je lisais que le profil du français pollueur se divisait en 2 parties: d’un côté le cadre supérieur qui voyage beaucoup en avion, et de l’autre, le péquin vivant à la campagne ou dans une petite ville, obligé de prendre sa voiture pour faire la moindre course, pour aller bosser,  aller chercher le pain, ou juste aller à La Poste.

Et c’est logique. Quand je regarde où vivent mes parents, je comprends qu’il n’est pas envisageable pour ma mère d’aller bosser à 4 km à pied chaque matin, et si elle attend le bus, elle risque de s’ennuyer ferme, donc, voiture. Idem pour les courses, le pain, la poste….. Toutes les administrations sont dans les villes plus importantes, à 30 ou 40 km de chez eux… Et pas de RER qui passe toutes les 10 minutes.

Bref, à la campagne, on n’a pas tellement le choix, on pollue par nécessité.

Mais en ville, on pollue aussi, et beaucoup, et depuis longtemps, et de façon salement puissante. Je te parlais dans ce papier,, de la découverte prodigieuse de nos scientifiques, qui ont montré que vivre près des périph’ des villes n’était pas super top pour nos poumons! Quelle découverte, n’est-ce pas!!!

On en rirait…

Sauf que d’autres scientifiques sont allés plus loin que la simple évidence « le gaz carbonique ça piiiiique », et ont fait des calculs sérieux. Et sérieusement inquiétants.

A Lyon, par exemple, la pollution diminuerait carrément l’espérance de vie de 5,7 mois.

Là, c’est pas rien. Presque  6 mois d’espérance de vie en moins, ça commence à faire peur. On n’est plus dans le théorique, on nage dans le réel bien gras. Si tu vis à Lyon, ton gosse a des « chances » de ne pas vivre aussi longtemps que toi, finie la progression de l’espérance de vie qui augmentait chaque année, signe que le pays ne se portait pas si mal dans l’ensemble. – 6 mois à Lyon. Combien à St Etienne, à Paris, à Marseille, et à Bucarest, ou Varsovie?

Enfin, il y a quand même un espoir, les populations les plus touchées sont celles qui vivent près des périph’, des autoroutes, des voies rapides, donc, celles qui vivent dans les quartiers les plus populaires. Ce sont les pauvres, quoi.  OUF!! Les riches s’en sortent encore!

7 avril, 2011

J’aime pas la pub!

Classé dans : un p'tit coup gueule en passant — garofanorosso @ 8:04

Et je sais pourquoi :

pubpapier3.jpg 

Je te rassure, après avoir pris ce cliché, j’ai ramassé ce fouilli immonde et je l’ai jeté à la poubelle.

Mais quand même!

Non seulement, c’est dégueu mais en plus, comme ça au pied des escaliers, je t’explique pas la chute si tu mets un pied dessus.

La société de consommation c’est du papier glacé glissant vers la chute de l’humanité! Là, c’est très clair!

Et le comble, c’est que les magasins qui font cette pub font l’apologie de l’ « éco-participation »  à l’achat d’un objet électronique ou électrique, « parce que protéger la nature, c’est important, ououhh! » Bel exemple de green-washing.

Quant à l’argument « ces journaux donnent du boulot à des gens dans la misère », oui, certes, mais  ce qu’il gagnent en polluant les halls d’immeubles ne couvre bien souvent même pas le carburant qu’ils dépensent pour faire leurs tournées et vu les conditions de travail , ça s’appelle juste de l’esclavage…

4 avril, 2011

Cas de conscience.

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:15

Je rentre d’un week end au vert, dans la riante Corrèze, entre châtaigniers et prairies,  entre moutons et bovins, la Corrèze quoi.

En Corrèze, il y a au moins une famille où l’écologie a toujours été une seconde nature (c’est le cas de le dire!), c’est la mienne! Décroissance, économies d’énergie, recyclage, conduite économique, productions locales, pas d’engrais sur les salades… bref, des purs, depuis toujours.

Des purs qui donnent des graines aux oiseaux quand il neige, et du miel aux abeilles quand elles sortent des ruches avant les fleurs, qui ne taillent pas les haies avant d’être sûrs que les oisillons ont quitté le nid… Bref, des vrais quoi.

Ce week end, outre les abeilles, les hirondelles, et la parade amoureuse des merles, j’ai pu assister avec grand plaisir aux jeux de quatre petits lapereaux, dans la cour devant la maison.

Quatre boules de poils bruns, avec un toupet blanc qui se relève en cas de fuite sous le tas de bois, quatre bébés tout ronds surmontés de deux oreilles encore minuscules, une vraie réussite esthétique…

Vi, vi, vi… Sauf que 4 lapereaux en avril 2011, ça fait 4 lapins en puissance, et 4 lapins, pour peu qu’on ait un représentant de chaque sexe dans le groupe, ça va faire des milliers de lapins en avril prochain cette histoire! Et là, adieu arbres, jonquilles, petites fleurs de printemps, un raz de marée de lapins, façon Australie, mais en plus compact!

Alors, que faire?

Impossible de penser à mettre des pièges, trop cruel, ni du poison, trop immonde, ni faire appel aux chasseurs (il y a, comment dire, quelques différends entre ma famille et ce genre de personnes), ni les tuer nous mêmes, heu, ça court vite un lapin!

Bref, nous voilà face à un sacré problème.

La seule solution qui nous reste, outre la myxomatose fulgurante, c’est que la lutte de mes parents pour le respect de la nature porte ses fruits et que les buses, busards et autres rapaces fassent leur boulot de super-prédateurs et avalent quelques specimens d’ oryctolagi cuniculi avant que la riante parcelle de Corrèze ne devienne aussi aride que le bush australien.

On croise les doigts.

 

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