Garofano Rosso

29 mars, 2011

C’est de la dynamique!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:34

Avant, je veux dire, y a plusieurs décennies, on avait inventé un système tout bête pour s’éclairer à vélo: la dynamo.

C’était vraiment con comme la lune, une batterie qui fonctionnait seule, indéfiniment, sans le moindre effort, juste par le frottement de la roue du vélo, et qui procurait de la lumière devant et derrière sans peine, sans pile, sans déchet.

C’était tellement simple comme système, tellement pratique, tellement DD, écolo-friend avant l’heure, tout ça, qu’on a décidé de le supprimer des vélos.

Ah mais!

On va pas garder un truc super intelligent, pratique, pas cher et écolo en plus, non, ça va pas?

Faut consommer, changer, acheter et jeter des piles!

Bon.

Moi, perso, sur mes vélos, j’ ai passé un paquet de piles et de lampes de toutes sortes pour être vue de loin et éviter la mort par écrasement sur pare-brise de poids lourd. Parce qu’aucun de mes vélos n’était pourvu de cette petite batterie mignonne, appelée autrefois dynamo.

Jusqu’à ce matin.

Aha!

J’ai offert à mon vélo une lampe à DEL rechargeable par dynamo manuelle! Une petite manivelle sous la lampe de devant, tu tournes, tu recharges la bête, tu la remets sur ton guidon et hop, ça éclaire devant et derrière, et même ça clignote! Sans piles, juste avec le mouvement de manivelle. La mienne a aussi comme avantage de se recharger également par clé usb, directement sur un PC, ça peut être sacrément avantageux ça, en effet.

Mais bon, ça fait des années que ça existe, même mes parents en ont depuis des lustres (!! )  je sais, mais pour les vélos, il faut en plus que ça fasse blanc devant et rouge derrière et que ça tienne assez longtemps pour rentrer chez soi, de nuit. Voilà qui est fait, donc.

Perso, j’ai trouvé ça sur le site Tout Allant Vert, site de produits écolos, mais je suis prête à parier qu’on trouve ces dynamos « modernes » dans tous les magasins de sport. Enfin, je dis « modernes », c’est à cause des lampes DEL, pas à cause du système de manivelle à main qui a remplacé le petit cylindre de métal cranté qui permettait de dispenser de la lumière indéfiniment, tant que la roue du vélo tournait…

Un de ces jours, ils vont nous les revendre, les vieilles dynamos de pépé, en étant sûrs d’avoir fait une découverte de taille…

Comme le dit l’Ecclésiaste: rien de nouveau sous le soleil….

 

24 mars, 2011

Encore un peu de lumière.

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 12:05

Non, je ne me prends pas pour Goethe expirant, paraît-il, sur ces dernières paroles.

C’est juste que là, juste au moment où je te parle, deux ouvriers sont en train de me poser des nouvelles fenêtres, des vraies, des belles, en plastique blanc, tu sais, avec de l’argon dedans…

Il paraît que c’est bon pour la planète et aussi pour ma facture edf…

Moi, là, j’en doute.

Du PVC, de l’argon, du made in China sans doute, et plusieurs années de crédit pour couronner le tout… Je ne vois pas encore très bien mon intérêt, ni celui de la planète.

Mais bon.

Il était temps, semble-t-il, mes vieilles fenêtres de bois, simple vitrage commençaient à vouloir rendre l’âme, un des carreaux, me dit même un des artisans, ne tenait que par opération du Saint Esprit…

J’ai donc cédé à la mode incontournable du double ou triple vitrage.

Quand j’avais mis mon appart en vente cet été, tout le monde demandait s’il y avait bien du PVC aux fenêtres. A ma réponse négative, le visage des éventuels acheteurs affichait une grimace. Comme si des huisseries en bois étaient aussi moyenâgeuses que des toilettes sur le palier…

Ainsi donc, j’ai cassé ma tirelire et me voici avec, pour le moment, 3 fenêtres sur 6 en beau plastique blanc.

Perso, je ne pense pas rentabiliser l’affaire avant des centaines d’années, je ne crois pas non plus que ce soit une super action en faveur de la planète, mais si ça peut m’éviter d’être réveillée en sursaut par le moteur méphitique d’un scooter trafiqué, ben, ce sera toujours ça de pris.

15 mars, 2011

Envie!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 11:11

  logoenvie.jpg

Mieux que le recyclage pur et simple – j’allais dire tout bête – il y a la récup’.

J’avais une télé qui, profitant d’un assoupissement, a décidé de rendre l’âme, d’un coup, me laissant orpheline et bien dépitée face à mon mur jaune.

J’en ai acheté une nouvelle, là, oui, j’avoue, je n’ai pas refait le coup du micro-ondes pas remplacé. Je peux vivre sans micro-ondes, pas sans télé, c’est comme ça, je suis une véritable téléphage. Bien.

Quant à la défunte, j’avais évidemment dans l’idée de la porter dans une des déchetteries de ma ville. C’est alors qu’on m’ a parlé d’une association qui récupérait les appareils électro-ménagers pour les réparer et les revendre.

Renseignements pris sur la toile, ça s’appelle ENVIE. Et il y en a un à Limoges.

Envie, c’est une structure qui emploie des personnes en difficulté, sans qualification, sans emploi, dans la merde en somme, pour les faire bosser sur des appareils en panne, ils les réparent – quand c’est possible- et les revendent à des prix défiant tout concurrence.

Tout bénéf’ sur toute la ligne en somme.

J’ai donc amené ma télé chez ENVIE, histoire de lui donner -peut-être – une seconde vie, et surtout de filer du taf à des gens qui en ont besoin.

Je te donne quelques chiffres sur cet organisme:

 EN 2008

25 ateliers d’électroménager rénové garanti 
 1 association Electroménager Rénové Garanti au Bénin
42 magasins Envie en France d’appareils électroménagers d’occasion garantis
23 entreprises de collecte et de recyclage des déchets électriques et électroniques (les DEEE)

900 salariés en insertion temps plein
400 salariés permanents
350 bénévoles
Taux de sortie positif : 60% accèdent à un emploi ou une formation

Réemploi : 3000 T de DEEE rénovés et revendus en magasins Envie
Collecte : 80 000 T de DEEE ménagers collectés
Traitement : 25 000 tonnes de DEEE traitées dans le cadre des marchés traitement.

Tu peux retrouver tout ça sur le site : là : http://www.envie.org/

 

 

 

12 mars, 2011

Attention: autocongratulation dans cet article!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:38

Je lisais ce matin la petite brochure de l’ADEME.

Dedans, une adresse de site où on peut télécharger le Guide de l’éco-citoyen au bureau.

Parce que c’est bien beau de faire des efforts chez soi, mais au sein de l’entreprise, c’est moins simple: à moins de vouloir passer pour un dangereux hippy, il est souvent plus facile de suivre le mouvement, bêtement.

Bon, perso, j’ai décidé de passer pour une hippy, et j’en suis fort aise: je recycle au max, je trie, je roule à vélo, j’imprime sur des formats A5, je réutilise tous les imprimés de mon bureau pour servir de brouillons, j’imprime le moins possible…

Bref, je vis ma vie d’écolo au bureau. Ca fait rire les collègues, mais on s’en fout!

Mais je me suis dit que ce serait pas mal de trouver dans ce guide de nouvelles idées pour toujours polluer moins.

Et ben, j’en ai pas trouvé dis-donc!

Je suis extrêmement fière de moi, je fais déjà tout ce qui est dit dans ce petit guide. Et ma Boîte fait aussi beaucoup d’efforts de ce côté là, je dois le dire: papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement, commandes de produits simples, uniques pour tout le monde, pas de clim’ (ah ça, oui, on le sent bien en été, l’écologie, c’est aussi prendre sur soi! )…

Bref, on est bons, on est bons!!

Y a encore beaucoup de travail à faire pour faire entrer les réflexes DD dans tous les cerveaux, mais ça vient.

Et ça fait drôlement plaisir.

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers ce guide de l’éco-citoyen au bureau, par l’Ademe donc : http://www.lacompagniedelair.eu/medias/documents/autres/guide-ademe-ecocitoyen-bureau.pdf.pdf

11 mars, 2011

Le retour des abeilles tuées!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 9:46

Et moi , ce n’est pas de science-fiction dont je te parle!

Je t’en ai déjà causé là : http://garofanorosso.unblog.fr/2011/02/18/bzzzzzz/ des abeilles mignonnes qui disparaissent à cause de nous.

Et la disparition des insectes bicolores entraînerait la nôtre.

Mais je ne pensais pas que l’influence des abeilles sur notre existence était aussi importante. Ainsi, j’ai appris hier soir en écoutant un spécialiste des Nations Unies (qui a lancé un programme de protection des abeilles au niveau mondial) que sur 100 récoltes servant à l’alimentation humaine, 90 étaient pollinisées par les gentils insectes velus sus mentionnés.

90% de ce que nous mangeons dépend des abeilles.

Ca le ramène un peu à son humble niveau, le super prédateur de la planète! Et surtout, ça fait sérieusement flipper.

Je pense que je vais faire comme mon écolo de mère: mettre du miel sur les rebords de mes fenêtres pour attirer et nourrir les quelques abeilles limousines survivantes en période de vache maigre.

Ca peut paraître tout con, voire même contre-productif de nourrir les abeilles en fin d’hiver, mais avec nos jeux d’apprentis sorciers, on a réussi soit carrément à faire disparaître des milliers d’espèces de fleurs soit à décaler les périodes de floraison des fleurs dont se nourrissent les abeilles. Résultat: elles sortent de la ruche au printemps, le nez au vent, la bouche en coeur, croyant tomber sur des champs de pâquerettes ou de narcisses, et paf, rien.

Elles rentrent au nid le ventre creux et les pattes vides, et elles crèvent.

Donc, si, en attendant la floraison des plantes on peut leur filer un petit coup de main pour ne pas mourir de faim, je ne vois pas où est le problème. Le changement que nous avons provoqué a été trop rapide, trop brutal, pour que la nature s’en accomode en changeant ses habitudes, donc, à nous de trouver des solutions pour compenser un peu le mal que nous avons fait. De toutes façons, il n’y a plus assez d’abeilles sur terre pour qu’elles aient le temps de s’adapter aux changements provoqués par l’homme, alors, sauvons ce qui peut l’être.

Nourrir les abeilles au sortir de l’hiver n’a rien à voir avec le fait de nourrir les oiseaux en hiver.

Les oiseaux – type piafs , genre moineaux et compagnie – ne sont pas en voie d’extinction encore, et là, oui, c’est peut être contre-productif de leur faciliter la tâche: ces feignasses préfèrent picorer les boules de graisses installées par les humains plutôt que crever de faim en grattant le sol pour débusquer des insectes, on peut aisément les comprendre, c’est logique, mais ce n’est pas très judicieux: les insectes prolifèrent et les oiseaux, gras et replets toute l’année, ont tendance à se reproduire plus et surtout n’importe quand. Cela peut entraîner un déséquilibre dans le fonctionnement de la chaîne alimentaire qui peut être dangereux. Comme à chaque fois que l’homme a voulu régir la nature: vois l’exemple des lapins en Australie.

Bref.

Mais avec les abeilles, rien à voir: elles n’ont pas le choix: elles ne peuvent que crever si elles sortent de la ruche. Et comme elles sont très peu nombreuses, l’espèce aura disparu avant que leurs gènes leur aient fait comprendre qu’il faut ne sortir qu’un mois plus tard.

Alors, bon, il faut bien essayer de colmater la brêche causée par nous.

 

9 mars, 2011

L’avis du scientifique.

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:20

Les climatosceptiques sont légion, à la suite du dégraisseur de mammouth, Claude Allègre.

Non, les activités humaines ne sont pas responsables du réchauffement climatique, et de toute façon, le réchauffement climatique est une vaste connerie destinée à instaurer une dictature d’écolos vivant dans des yourtes et se nourrissant de pissenlits fanés.

C’est bien connu

Parmi ces éminents scientifiques, on trouve aussi un présentateur télé, qui fut autrefois vendeur de téléachat. Ah, oui, alors, évidemment, il fut aussi présentateur météo, ce qui lui donne sans doute une aura particulière en matière de climatologie.

Je te parle de Laurent Cabrol.

Il semblerait que, comme les thèses des climatosceptiques ne fassent plus tellement recette, il se soit recyclé (comme quoi, il est écolo sans le vouloir! ), là:

cabrol.jpg 

Alors, les propos d’un camelot de TF1 recyclé en vendeur d’andouillette chez Auchan, heu, comment dire…

En même temps, Auchan/Mammouth, ils font la paire lui et Allègre…

7 mars, 2011

A Paris, au printemps.

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 11:30

Non, pas au Magasin Printemps, insolent!

Je suis donc « montée » à la capitale ce week end. Trois jours à Montmartre, le quartier que je préfère parmi tous.

Voyage en train, évidemment, puis en métro, puis…………à pied…

Ah, mon empreinte carbone fut tout à fait modeste, mais alors, les Marches de la Butte ne sont pas dures qu’aux miséreux, je te le dis!

C’est mon cordonnier qui va être content, encore une paire de bottes à resemeler, j’aime faire travailler les artisans locaux moi!

Bref.

J’aime Montmartre, j’aime le XVIIIème, et je l’aime plus encore depuis ce week end, après avoir profité des restos, Chez Eugène, Le Poulbot, après avoir, enfin, trouvé la maison où ma très chère Louise Michel avait fondé son école après avoir refusé de prêter serment à l’Empereur,

 ecolelouisemichel5.jpg ecolelouisemichel3.jpg

mais surtout après avoir passé quelques heures sur les bancs du plus vieux cabaret de Montmartre, le fameux Lapin Agile.

Le décor n’a pas changé depuis 1860, les chansons non plus, ou presque. On y entonne les refrains de Bruant, on se balade de Belleville à Menilmontant en passant par la Bastille pour saluer Nini Peau de Chien. On y rencontre aussi les descendants de ces artistes, qui chantent leurs créations ou celles des autres, le tout avec guitare, piano ou accordéon.

Quand tu entres au Lapin Agile , tu commences par bien fermer ta mouille car les artistes chantent dans la petite salle en haut de 3 marches et ne sont séparés de l’entrée que par un rideau, alors tu attends que le chanteur présent ait fini, et en silence. Ensuite, tu vas t’asseoir où on te dit de t’asseoir: la salle est minuscule, avec des bancs, des tabourets et des tables. Deux abat-jour rouges dispensent une lumière faiblarde, il y a une toute petite poursuite – concession nécessaire à la modernité – juste assez pour voir les chanteurs et une partie du décor: un immense christ de plâtre, si noir qu’on dirait du bronze, des bas reliefs hindous, des tableaux noircis par la fumée. Là, tu es à Montmartre, mon petit pote. Et puis, on t’accueille avec des cerises à l’eau de vie. Y a pas de whisky- coca là bas, ni de vodka-red bull! T’es dans l’authentique, là, mon ami! L’authentique avec l’accent de là haut! Fichtre!

On y a fait la connaissance d’un artiste gouailleur et roublard, qui chante du rock de la Butte à la guitare sêche: Gérard Caillieux, qui m’a dédicacé son album, avec des titres aussi romantiques que poétiques: Quitte moi pendant la coupe du monde, le Rez-de-chaussures, Rock at ze lapin…. Une fraîcheur toute montmartroise, je le recommande.

 lapinagile2.jpg

Bref.

Je suis arrivée à Montmartre déjà complètement amoureuse de ce quartier, mais là, ce n’est plus de l’amour, c’est de la dévotion!

Et cerise dans la gnole, pour finir, le XVIIIème m’a fait deux cadeaux merveilleux, en plus de tous ceux précités: la Cité Véron, derrière le Moulin Rouge, où vécut Vian,

 citveron.jpg

et ça:

dtailboutique3.jpg 

Une boutique Tudo Bom, une des marques de vêtements écolos que je préfère!

Alors, elle est pas belle la vie?

Merci qui? Merci Paris!!!

 

4 mars, 2011

Bouteille en herbe

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 11:22

On avance, on avance vers plus de liberté vis à vis du pétrole.

Des chercheurs qui n’ont rien de Professeurs Tournesol de l’écologie réfléchissent à des moyens de se libérer de l’emprise du pétrole dans nos vies quotidiennes.

Le plastique, ce matériau si pratique, indispensable dirais-je même, est fait à base de pétrole, je ne t’apprends rien. Or, en France, on n’a pas de pétrole. Scoop!

C’est pourquoi, des ingénieurs ont réussi à mettre au point un plastique solide à base de plantes protéiniques, type maïs, canne à sucre, ou betterave.

C’est la marque de carafes filtrantes Brita qui a lancé cette bouteille révolutionnaire. Une petite bouteille de 50 cl composée entièrement de matière végétale, sans OGM, tant qu’à faire!

Le concepteur de cette bouteille affirme que 5% des terres agricoles pourraient être dévolues à cette culture du plastique, ce qui permettrait à la France de se libérer du pétrole à hauteur de 4%. Ce qui n’est pas négligeable.

Qui plus est, l’avantage majeur de cette bouteille végétale, bouchon et étiquette compris, c’est évidemment qu’elle est entièrement biodégradable, dans le compost au fond du jardin, et peut servir d’engrais du coup. C’est vraiment une excellente chose.

Mais, car évidemment, il y a toujours un « mais », même si je suis bien contente qu’on se débarrasse de ce foutu pétrole,  le remplacer par du maïs extrêmement gourmand en eau et en engrais n’est pas une attitude extrêmement écolo, à mon avis.

On voit bien le désastre environnemental causé par les bio-carburants, qu’on nous annonçait comme LA solution pour ne plus polluer. Résultat: la culture du maïs et des autres plantes pour remplacer l’essence est quasiment aussi polluante que l’or noir: eau, engrais, surexploitation des terres… Sans parler, évidemment, du désastre humain : on fait pousser des plantes alimentaires destinées à nourrir nos bagnoles, et pas les gens, ni les bêtes. Limite, limite tout ça. Les cultures vivrières des pays pauvres sont remplacées par des cultures industrielles destinées à remplir les réservoirs et non les estomacs.

Bilan écologique: – 15!

Ce problème aurait été envisagé par les concepteurs de la bouteille Brita: les cultures utilisées pour devenir du plastique végétal ne sont pas destinées à l’alimentation animale ou humaine. C’est déjà une bonne chose.

Mais je reste circonspecte quand même. Issue de la campagne, je ne sais que trop que la culture du maïs ou de la betterave est une des plus demandeuse d’eau et d’engrais. Le problème reste entier, donc.

Ainsi, la bouteille végétale Brita, c’est, à mon avis, une fausse bonne nouvelle, à moins que Brita décide d’aller vraiment plus loin dans sa démarche écologique et n’utilise que des cultures biologiques, ou, pour le moins, raisonnées. Mais j’en doute.

L’industrie a des priorités, et le respect de l’environnement en fait rarement partie.

Y a encore du boulot, même si on semble avancer dans la bonne voie.

 

 

3 mars, 2011

nous sommes sauvés!

Classé dans : un p'tit coup gueule en passant — garofanorosso @ 8:24

Oui, enfin, nous sommes sauvés!

Nos dirigeants ont enfin pris conscience de la gravité de la situation, enfin, nous allons pouvoir envisager l’avenir sur Terre de nos petits enfants sans craindre de les voir avec une queue ou deux têtes, déformés par la pollution.

Non, nous sommes sauvés!

Une enquête de 3 ans, sur 25 villes européennes l’a montré: la pollution rend malade!

La Vache! What a fuc…. news!!!

Attends, c’est pas tout: 25 villes et 3 ans pour penser que si on polluait moins on respirerait mieux et on économiserait des sous en assurance maladie.

Non?????

Si, je te jure!!!!

Je te livre in extenso un article de Viva Presse sur cette fabuleuse et unbelivébeule nouvelle:

Europe : la pollution de l’air tue, rend malade et coûte très cher

Mise en ligne : 2 mars 2011

La pollution de l’air dans les villes européennes se paie cash pour les habitants en terme d’espérance de vie montre l’enquête Aphekom menée de juillet 2008 à mars 2011 dans 25 villes – pour un total de 39 millions d’habitants – de 12 pays européens et coordonnée par l’Institut de veille sanitaire (Invs).
Par rapport à une situation où les niveaux moyens annuels de particules fines de moins de 2,5 microns (PM 2,5) seraient ramenés au seuil de 10 microgrammes par mètre-cube (10μ/m3, la limite préconisée par l’Organisation mondiale de la santé, Oms), elle raccourcit de 22 mois la vie d’un trentenaire à Bucarest, de plus de 13 mois à Barcelone, d’un an à Rome et à Athènes.
Les citadins français ne battent pas ces records mais perdent tout de même plus de 7 mois de vie à Paris, presque 6 à Lille et à Paris, environ 5 mois au Havre, à Rouen ou à Toulouse…
Et plus on vit près du trafic routier, plus les risques de morbidité sont grands. Idem pour certaines pathologies : dans nombre de villes européenne, le fait d’être « d’habiter à proximité du trafic routier pourrait être responsable d’environ 15 % des asthmes de l’enfant » et il en va de même pour 23 % des pathologies chroniques respiratoires et 25 % des maladies cardio-vasculaires chez les adultes de 65 ans et plus.
A Barcelone, Valence, Bruxelles et Vienne, le taux d’enfants souffrant d’asthme dû à la pollution frôle ou dépasse les 20 %. Dans les même villes, la pollution cause plus de 30 % des affections coronariennes.
Au total, cette exposition à la pollution causerait 19 000 décès par an, dont 13 000 par affections cardio-vasculaires.

Cette pollution a aussi un coût économique exorbitant : l’alignement sur les valeurs de l’OMS permettrait d’économiser 31,5 milliards d’euros par an, des dépenses liées aux coûts de santé, à l’absentéisme au travail…

Cette étude est publiée alors que l’Union européenne doit prochainement modifier ses valeurs limites pour les particules fines, très dangereuses car leur petitesse leur permettant de pénétrer facilement dans l’organisme. Si l’Oms recommande un plafond de 10μ/m3, elles a été fixée, à 25μ/m3 dans l’Union européenne à l’horizon 2015 !

P.S. Le site de l’Invs : www.invs.sante.fr
Le résumé du Rapport Aphekom (12 pages avec tableaux, en anglais)
Une sacrée découverte, non? Si les villes étaient moins polluées, on serait moins malade… On respire mieux à la campagne que sur les périf’européens… Le dioxyde de carbone, ça fait mal aux poumons…

Dingue!  Wikileaks débarque aussi dans le monde de l’écologie! Et ça balance!

En revanche, le fait que l’UE se tamponne le coquillard des recommandations pourtant peu énervées de l’OMS, ça c’est important, ça, ça compte, ça, il faut le crier sur les toits.

Je suis curieuse de savoir combien a coûté cette enquête de tartuffes (pour rester polie).

1 mars, 2011

La tête dans les étoiles

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 9:43

 Madame, sous vos pieds, dans l’ombre, un homme est là
 Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ;
 Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile ;
 Qui pour vous donnera son âme, s’il le faut ;
 Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. « 

Ruy Blas – Victor Hugo

Quelques vers de Victor pour ce papier car hier soir, la nuit tombée sur la campagne m’a fait prendre conscience d’un phénomène dont on entend peu parler mais qui est criant pourtant: la pollution lumineuse dans les villes.

En effet, citadine depuis 15 ans, j’ai l’habitude de voir dans le ciel quelques timides points lumineux, mais hier soir, dans la campagne corrézienne, sans aucune ville à l’horizon, quelle merveille de voir ces milliers d’étoiles, quel bonheur de voir sans cligner des yeux la Petite Ourse, la Polaire et les milliers de constellations dans un ciel véritablement noir.

J’ai perdu l’habitude de les voir ces étoiles si familières, noyées qu’elles sont dans les lumières des lampadaires et des vitrines éclairées en pleine nuit. Voir au dessus de ma tête ces points blancs, même les plus éloignés, les plus pâles m’a fait prendre conscience d’un coup que même une petite ville de province est victime et coupable à la fois de cette satanée pollution lumineuse.

Est-il besoin d’éclairer les magasins de fringues, de chaussures, de téléphones, les banques, et tout le reste en pleine nuit?

Je ne le pense pas.

Les étoiles valent bien qu’on éteigne quelques enseignes.

 

 

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