Garofano Rosso

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28 février, 2010

Nigeria, Polio et Imam

Classé dans : un p'tit coup gueule en passant — garofanorosso @ 7:30

Ce ne sont pas les 3 héros d’un nouveau film de James Cameron, mais bien une sale histoire qui finit bien pourtant.

Le Nigéria, c’est là:

nigeria.gif

Bien.

Au Nigéria, le nord est musulman et le sud est chrétien.

Quand Bush fils lance la guerre en Irak en 2003, le nord musulman, agité et embrigadé par un imam extrémiste, décide de boycotter le vaccin anti-polio distribué gratuitement dans les hôpitaux par des labos occidentaux.

A force de délires, genre, « le vaccin est gratuit, ça cache quelque chose », « le vaccin rend les femmes stériles », « le vaccin contient le virus du SIDA », ce crétin patenté parvient à faire croire à la population nigeriane qu’en effet, ce vaccin est le diable. Et on stoppe la vaccination, et le virus se remet à progresser, favorisé par un manque cruel d’eau courante et par le manque d’hygiène des rues des villes. Des milliers de gamins sont alors frappés par la polio, déformés, détruits, réduits à l’état de bêtes rampantes, mendiant dans les rues pour ne pas mourir de faim.

Et il y a pire. Si, si.

Le Nigéria est en effet un des pays les plus riches d’Afrique. Nombreux sont ceux qui viennent tenter leur chance dans cet eldorado, et les migrations vers le Nigéria sont très nombreuses. Qui dit migration, dit échanges. La polio en profite pour s’attaquer aux migrants, et elle attaque tous les pays voisins en Afrique, mais aussi jusqu’en l’Indonésie, d’où sont issus nombre de migrants.

Et notre imam? Il reste droit dans ses bottes…

Seulement, là, en  2005,  le gouvernement nigérian dit basta et décide de reprendre la campagne de vaccination.

C’est un vrai défi: il faut vacciner 23 millions d’enfants de moins de 5 ans en 3 jours!

Autant dire que là, les campagnes de communication et la pub ont été plus qu’efficaces.

Même au nord du pays, réticent au départ. On peut comprendre : ils n’ont pas à manger, et ils ne comprenaient pas pourquoi le gouvernement venait les vacciner au lieu de leur donner à bouffer.

Mais finalement, ça s’est fait.

23 millions de bambins ont été vaccinés, par des médecins locaux, par des bénévoles étrangers, tant et si bien, qu’en 4 jours, la mission avait été accomplie.

Tout ça à cause d’un connard fanatique…. Ou plutôt, à cause de 2 connards fanatiques…..

 

 

27 février, 2010

Ecologie interdite aux mineurs

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 19:02

Aaaah, si par hasard, il me restait une demi-once de doute quant à mon nouveau credo écologico-bio-décroissant, voilà qu’elle vient de disparaître aussi vite que les mousses de fruits  à la gélatine de porc de mon frigo! (ceci est un clin d’oeil pour une amie loto-normando-écolo à moi!)

Ah, et comment, me demanderas-tu, ami des fleurs?

Ben, imagine:

L’Italie, le soleil, le ciel bleu, la région de Venise.

Déjà, ça plante plus le décor que la zone industrielle de Tourcoing…

Bref.

L’Italie donc.

Et les Italiens. Enfin un en particulier.

Un vigneron écolo. Maurrrrrrrrrrrrrro….Hum, Mauro donc.
Il mange des plantes qu’il cueille dans la nature, a les cheveux blonds en locks, et il parle à son vin à travers les tonneaux de chêne. (Oui, bon, il peut arriver que les plantes sauvages recèlent des substances un peu hallucinogènes!)

bioplantesitalie.jpg

Vigneron écolo, disais-je.

Le grand air lui donne un teint hâlé qui le rend, disons, p%$£$£$µµutain, diablement sexy.

Mais l’agriculture écologique a quelques avantages supplémentaires par rapport à la culture de la terre au volant d’un tracteur rugissant. Ce brave garçon n’utilisant aucun engrais et aucun herbicide pour ses vignes, il fait tout lui-même, avec son………..corps.

Grrrrr!

Et couper les herbes hautes à la faux, ben, disons que ça vous donne un léger côté « Dieu du Stade » en moins fiotte sophistiqué.

Déjà, là, t’as juste envie de prendre ton sac à dos et de partir vers la Vénétie.

Mais il y a mieux pour finir de te convaincre du bien fondé de la vie en symbiose avec la nature.

Revenons à notre Apollon blond (c’est lui, là, à droite, mais la photo ne lui rend pas franchement hommage) avec sa faux.

biomauro.jpg

Il fait chaud en Vénétie.

Rien de tel qu’un bon bain dans la rivière voisine pour se rafraîchir…

Et comme le nylon des maillots de bain n’est pas franchement écolo-friendly, ben, notre homme se baigne dans la tenue d’Adam…

Re Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!

Un masque de boue et hop, le vlà reparti dans ses vignes (ah, la feuille de vigne…) …

Après avoir vu ça*, aucun doute n’est plus permis : l’écologie à elle seule assurera la survie de l’espèce!!

 

* c’était ce soir, sur Arte, à 18h30.

 

 

26 février, 2010

Dance to save the world

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 7:18

Souviens toi, ami des fleurs et des vaches, ta jeunesse, ta folie, les sorties en boîte de nuit, jusqu’à l’aube, à t’agiter sur des musiques de dingues, suant et ruisselant sous la chaleur des spotlights…

Quelle énergie!!!

Et bien, oui, on en dépense de l’énergie dans ces endroits de zazous!

Et certains ont eu l’idée, judicieuse et sans aucun doute extrêmement lucrative par les temps qui courent, de faire de cette énergie humaine de l’énergie électrique.

A Rotterdam, une boîte, le Watt (blague!!) s’est dotée de récepteurs d’énergie dans la piste. Plus tu danses, plus tu fournis de l’électricité, qui fait s’allumer les ampoules sous tes pieds.

A Londres, même topo, mais en plus, l’eau des wc est de l’eau de pluie, celle des robinets itou , et ces derniers s’arrêtent automatiquement quand tu enlèves tes mimines de dessous, braves bêtes! Les verres sont en plastique recyclable.

En France, non.

Rien.

On n’en veut pas.

Nous, en boîte, on veut se marrer, picoler dans des verres en verre,  et ne pas penser au trou dans la couche d’ozone, merde!

Mais en fait, bien qu’encore une fois la France ait l’air d’être à la traîne, il faut noter quand même que ces boîtes vertes ne sont bien que vert pâle. Un petit céladon pastel , même. En effet, l’énergie des danseurs ne sert qu’à allumer des lumières sous la piste et quelques ampoules. Le reste – le son à 120 db, les spots, les lasers, les néons….. – c’est bien la déesse électricité de base qui le fournit…

Ca me rassure, je me serais sentie obligée d’aller guincher en discothèque avec leurs histoires, là!!!

24 février, 2010

Ecologie et flatulences, la suite

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 7:16

Je t’en parlais il y a peu, là précisement, avec une petite vidéo humoristique sur les vaches qui pètent.

Et bien, ce n’était pas de la fiction en fait:

methanevache.jpg 

Cette immonde chose rose posée sur cette pauvre vache est un bidon souple qui récupère les gaz de la vache. Les gaz que la vache rote, car une vache, sache-le, ami des fleurs et de la poésie, ça rote plus que ça ne pète!

C’est en Argentine, le pays des immenses élevages extensifs , de milliers de têtes qui parturent sur des dizaines de milliers d’hectares, que ce procédé  a ete mis au point, histoire de mesurer à quel point le méthane des vaches est responsable du réchauffement climatique.

Bien, bien, bien…

Voici une petite chose qui nous rendra le sourire, car, je ne suis pas certaine que ce procédé soit franchement respectueux du bien-être de cette pauvre bête…

methanevachesbd.jpg 

23 février, 2010

2010, année charnière?

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 10:04

Pour votre dévouée, j’entends.

Charnière car, l’année 2009 ne fut pas terrible terrible en ce qui me concerne, j’ai enterré bien trop d’êtres aimés, j’ai perdu un chat, tout n’est pas allé tout seul.

Et puis, j’étais « malade ». Je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais disons pour faire simple, que les angoisses et les questionnements métaphysiques prennent chez moi des formes plutôt désagréables…

Bien.

Et puis, à la fin de l’année 2009: le révélateur d’un véritable changement: ce foutu écrit de concours administratif auquel je me suis présentée les mains dans les poches, et le nez au vent, l’air con et la vue basse, et que finalement, j’ai eu.

Paf, faut se mettre à bosser.

Je bosse.

Et naît en moi une chose que je n’avais pas ressentie depuis 32 ans et des brouettes : l’ambition et l’envie de réussir!

Dingue.

Je me suis toujours laissée vivre, moi, ne bossant pas beaucoup et obtenant quand même des résultats honorables. J’ai toujours eu des « facilités » comme on dit. Mais là, devant le Code Civil à avaler, facilités ou pas, faut bûcher. Et j’ai bûché.

Et puis, il y a eu cette nouvelle manie: contrôler.

Je te dois deux-trois explications à ce propos, cher ami des fleurs.

Alors.

Contrôler, quand on est une ancienne anorexique devenue boulimique, c’est vital. L’anorexique contrôle tout , tout le temps, surtout son poids et les calories de la bouffe. Mais ce contrôle va plus loin, il s’étend à son psychisme, à sa vie entière: « control freak » disent les anglais (et ce n’est pas tellement un compliment). La boulimie, c’est l’inverse, c’est le lâcher-prise complet, c’est l’ingurgitation maladive et morbide de kilos de bouffe, le plus vite possible, pour tout vomir ensuite. C’est abominable, c’est incontrôlable, c’est terrifiant, accessoirement, c’est mortel.

Bien.

Je suis passée par tout ça.

Et c’est très très connement que je m’en suis sortie.

En imposant un contrôle sur quelque chose de beaucoup moins dangereux que mon estomac ou mon cerveau, et de beaucoup plus judicieux: mon pognon. (le « contrôle fric » en somme! ARF!)

Pendant des années, je n’ai pas contrôlé mon budget. D’où des découverts plongeants réguliers, des dépenses inutiles et  répétées, pour des fringues, pour des chaussures, des sacs, n’importe quoi, n’importe quand. Une boulimie de consommation en somme. Je suis passée de ce stade à celui, non pas de l’anorexie consommatrice, mais à celui du contrôle raisonné. En faisant ce que tout un chacun fait depuis que le pognon existe : tenir un budget. C’est con, mais ça a été ma bouée de sauvetage. J’ai transféré mon besoin vital de contrôle sur mon budget et non plus sur mon psychisme. Et ça marche.

Cette nouvelle liberté, encadrée par des chiffres dans un tableau, me rassure, me libère, me laisse l’esprit totalement tranquille : je sais toujours où j’en suis, et c’est un confort que je ne connaissais pas avant, dans ma vie de consommatrice débile et panier percé.

Quand on cause à la mode, on parle de « comportement décroissant ». J’en suis là. Décroissance. Ca me correspond complètement et ça fait un bien fou à mon porte-monnaie (autant qu’à ma cervelle.)

Parallèlement à cette nouveauté, j’ai découvert aussi le sentiment intime, intrinsèque, crucial de l’écologie. Ecologie et décroissance vont souvent de pair, en tous cas, chez moi, c’est le cas.

 Du jour au lendemain, (bien que j’aie été élevée dans un terrain assez favorable à ce genre de comportement, j’en ai déjà parlé), à moi les produits bio, équitables, à faible empreinte carbonique.  A moi ce que j’appelle, en me moquant de moi même, le « poujadisme de gauche » : acheter proche, acheter français, acheter durable, acheter utile.

Finies les soldes pour acheter une soixante-septième paire de godasses, un cent-vingt-cinquième sac à main, ou des fringues made in china, bourrées de pétrole, et de pleurs d’enfants. Je ne lis plus les magazines de mode, je m’en fous complètement, ça me passe à 1000 m au dessus. Les pubs, comme celle -stupidissime – pour le nouveau magazine Envy me donnent envie de pleurer, les blogs mode/fashion et compagnie, que je dévorais avec passion me soulent et me paraissent totalement vides de sens. Je suis devenue grande d’un coup, en passant de 2009 à 2010.

J’y repense, mais le 1er janvier 2010, alors que j’avais des amis à la maison, j’ai trouvé une punaise énorme dans mon dressing, en fermant les volets.

Il faut savoir que j’ai plus peur des punaises que des mines anti-personnelles (heu… j’en vois plus souvent aussi, ça doit être pour ça….. [ attention, c'était de l'humour noir]), je suis totalement phobique face à ces bestioles qui provoquent en moi terreur, répulsion, tremblements, et sueur  froide (ah, ouais, quand même?!!!). Et ben, cette bête, qui quelques semaines auparavant m’aurait empêchée de dormir malgré les 3 portes séparant la chambre de ce dressing, cette bête -dragon pour moi – je l’ai ratatinée avec ma tong… Sans craindre qu’elle ne se change en monstre à 6 têtes remplies de dents et ne se jette sur moi à l’approche de la semelle de la tatane! Ah, oui, ce n’est pas très très écolo ça, comme procédé, mais désolée, là, face à mon ennemi n°1, c’est de la survie!

Et là, devant le cadavre pestilentiel de l’insecte, objet de ma terreur passée, je me suis dit que je venais de franchir un pas: j’ai terrassé une phobie. Et ça, honnêtement, même si tu te bidonnes, ami des fleurs, ben, c’est un sacré challenge!

Donc, voilà.

En passant de 2009 à 2010, j’ai franchi une étape colossale, éverestienne : mettre fin à une phobie trentenaire, mettre fin à des troubles du comportement datant de plus de 15 ans, entrer dans le monde adulte face à l’argent, et prendre conscience de ma place dans le monde par un comportement « ecolo-friendly » (aha!!!!! le revlà çui-là!!!!!).

Je me sens bien dans ma peau, dans ma tête, et dans ma planète.

Si bien que je vais sans doute me mettre au Taï Chi dans pas tard, pour parfaire cet équilibre tout neuf que je viens de trouver, au bout de 32 ans, 6 mois et 6 jours….

Un symbole de ce changement peut être vu dans ce mini reportage photo que je te propose de regarder.

 

1/ ma vie avant

boiteprada.jpg 

enveloppe.jpg 

2/ le passage

flaconbrise2.jpg 

3/ ma vie maintenant (le nom est un pur hasard, cette plante aide à la concentration, c’est pour ça que je l’ai achetée, mais, ça tombe pas mal en même temps!!!! )

  angelique1.jpg

Quand j’ai reçu cette pub Prada, avec ce flacon de parfum brisé en mille morceaux, je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir un symbole de ma vie nouvelle.

Je me suis drôlement épanchée aujourd’hui, cher ami des fleurs, je ne sais pas si tu es arrivé jusqu’ici, mais si oui, merci.

19 février, 2010

femmes, femmes, femmes

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 12:26

girleffect.jpg

Je reste collée sur mon féminisme écologique et je t’invite, ami des fleurs, à aller regarder, vite fait, cette petite vidéo baptisée « the Girl effect ».

Soeur Emmanuelle disait qu’en éduquant un homme on éduquait un individu et en éduquant une femme, on éduque tout un peuple.

Voilà, une version moderne de ce proverbe.

C’est en anglais, mais c’est très accessible: http://www.girleffect.org/

Evidemment si tu penses que le monde va merveilleusement bien, que tu n’es pas « agree », tu cliques sur « disagree » …

18 février, 2010

Badinter, bad trip!

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 8:49

Oh, déception!

Oh,amertume, rage et larmes aux yeux!

Mon Elisabeth préférée, dont je parlais dans le papier précédent, à qui je donnais quelques conseils d’écologie féministe, est en fait une fourbe, à la solde d’entreprises richissimes et de publicitaires non moins riches.

Le Canard en parle dans son édition d’hier: Mme Badinter est la principale actionnaire du groupe de pub Publicis.

Or, le groupe en question compte parmi ses bons clients des noms comme Nestlé, ou Pampers… Ce qui peut faire comprendre qu’Elisabeth fustige les envies de purées bio, faites maison et les langes à laver. Elle nous raconte que c’est pour la libération de la femme, mais en fait, on peut aisément soupçonner que c’est surtout pour son porte-monnaie.

Et ça, c’est décevant , franchement.

Qui plus est, notre chantre du féminisme (que j’admire moins du coup) critique cette vision archaïque de la femme, au foyer en train de torcher les mômes, de faire la lessive, le ménage, la bouffe et tout le reste, mais n’est-ce pas la publicité qui montre , depuis qu’elle existe, la femme dans cette position soumise, bonne mère, bonne épouse, belle, mais pas trop, mince et souriante, avec 4 gosses aux basques, en train de préparer la bouffe pour l’Homme qui rentre du travail?

Hmmm?

Alors, Mme Badinter, avant d’attaquer les écolos qui prônent le retour à l’allaitement, surveillez vos propres amis.

Avec des amis comme ça, le féminisme n’a pas besoin d’ennemis.

 

16 février, 2010

Attention: article cyclique

Classé dans : chuis ecolo ou bien? — garofanorosso @ 10:17

Et non pas « cycliste » cette fois!

Ce papier peut comporter des propos, des termes et des images pouvant heurter la sensibilité de certains.

J’écoutais récemment Elisabeth Badinter, que j’admire au moins autant que son mari Robert, qui a écrit un nouveau livre sur le conflit femme/mère.

Et à propos de cet ouvrage, elle conspuait la tendance extrémiste de l’écologie actuelle, qui, selon elle, est un retour sur de nombreux acquis de la libération de la femme. A titre d’exemple, elle citait les lobbies de l’allaitement, qui poussent les femmes à allaiter leur bambin jusqu’à l’âge de 7 ans pour les plus radicaux, la mode des couches lavables, etc…

Alors, elle parlait bien entendu des cas EXTREMES de la tendance écolo-bio-DD.

Et comme à chaque fois, ou comme souvent du moins, tout ce qui est extrême n’est pas top pour la liberté humaine en général, et pour celle de la femme en particulier. Même le féminisme extrémiste. Qu’on soit clair.

Donc, Elisabeth Badinter reprochait à la vague écolo extrême actuelle de mettre une pression malsaine sur les femmes en les obligeant à rogner sur leurs acquis, sur les objets qui avaient réussi à les libérer de leurs fourneaux et des lavoirs, en retournant à un mode de vie plus proche de la nature, au nom de la vie future de leurs enfants.

Genre : « tape toi les dizaines de couches culottes merdeuses de ton gniard au lieu de te faciliter la tâche à jeter tes Pampers, sinon, tu vas polluer la planète et ton petit ne te le pardonnera pas. » En gros, c’était le propos du bouquin d’Elisabeth.

Et ce genre de réflexion existe, c’est vrai. (La pub pour Volkswagen, avec le camp « Atmos », ça n’est pas que de l’humour…)

Mais, il existe aussi des centaines de possibilités de combiner facilement écologie et féminisme.

Si si.

Ainsi, pour répondre à Mme Badinter (que j’admire toujours autant) , je dirais que les couches jetables biodégradables, ça existe. Ainsi, maman n’est pas obligée de se coltiner la merde de bébé tous les jours, mais elle ne va pas être l’artisan de la destruction du monde non plus!

Autre sujet, plus féminin s’il en est, et c’est là que je vais boucler la boucle de mon « article cyclique » (non, je ne tourne pas en rond!!!), les menstrues, les ragnagna, les anglais, les règles quoi.

Elisabeth Badinter reprochait aux écologistes extrémistes (je précise , c’est important de nuancer), de culpabiliser les femmes qui utilisent des milliers de serviettes ou tampons durant leur vie de femme fécondable ( 35-40 ans à la louche).

C’est vrai qu’une serviette ou un tampon, ça ne se recycle pas des masses, c’est très blanc, c’est fait avec du coton, du plastique, des produits absorbants, c’est non réutilisable (en principe!!!!!! ), c’est parfois emballé individuellement. Bref, c’est franchement pas écolo-compatible.

Mais, nom d’un chien, que c’est pratique! Parce qu’entre laisser couler le sang comme au Moyen Age, ou se coltiner des serviettes éponges à faire bouillir comme nos grands mères et mères, le choix est cornélien!

Donc, la serviette périodique, en effet, est un objet qui a contribué à largement faciliter la vie des femmes. Ca n’a l’air de rien, mais c’est un fait.

Sauf que ça pollue. Et ben ouais.

Mais contrairement à ce que dit Mme Badinter, il existe des alternatives au retour du Moyen Age: d’abord les serviettes biodégradales, comme les couches de bébé, mais surtout, un truc que j’ai découvert il y a peu:

la MoonCup:

bio3.jpg bio.jpg

C’est ça.

Une coupe en matière bio, tout à fait respectueuse de l’intimité féminine, qui récupère le sang, se vide et se lave toutes les 8 ou 10 heures, pour un confort total, et une étanchéité au top. Et ça dure 10 ans.

Alors, ça en effet, ça économise des milliers de serviettes périodiques et autres tampons, pour 30 € tous les 10 ans.

Et ça ne pollue pas, vu que ça ne se jette pas (enfin, une fois tous les 10 ans, soit, 4 fois à peu près dans la vie d’une femme…)

Voilà, Mme Badinter (que j’aime toujours autant): non, l’écologie n’est pas retrograde, non, elle ne remet pas la femme dans les linges et la merde de bébé, non, elle n’est pas un retour à l’âge de pierre pour la femme. Au contraire, elle fait de la femme un des principaux acteurs d’une protection de la nature intelligente, moderne et confortable!

Mais il va de l’écologie comme de tout, les talibans et autres fachos, ça existe aussi!

12 février, 2010

ah! les fils de Pub!

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 8:52

Ah, mais ça commence à doucement me courir sur le haricot BIO, cette affaire là!

Hier, je te parlais, innocemment, de cette histoire de casse vers Limoges, et ben, ce matin, voilà que j’ai ça sur mon blog ECOLO à moi:

pageblog.jpg

Aaaaah, mais ça va pas du tout ça!

On me pond des pubs en fonction des mots que j’emploie dans mes papiers!

J’avais remarqué. Déjà, je trouvais ça un peu limite.

Mais bon.

Alors, quand je parle de Bio, Ecolo, développement durable, tout ça, ça peut encore passer, mais quand je m’énerve contre les bagnoles et que unblog.fr me pond des pubs pour ça justement, ça va pas du tout!!!

C’est de l’abus là, de la vente forcée!

Je ne veux pas faire de pub pour ça moi!

Si je parlais de merdes de chien, de bombes atomiques, de fusil de chasse, de bordels thaïlandais, … que sais-je encore, est -ce que les petits messages seraient aussi en rapport?

Ooooh, si ça continue faudra qu’ça cesse!!

Pour être sûre: bio, écologie, bio, écologie, développement durable, environnement, bio, bio bio bio bio bio!!

M’ENFIN!!!!!!!!!!

11 février, 2010

La folie des bagnoles

Classé dans : vite dit — garofanorosso @ 9:03

On s’en doutait un peu, depuis quelques décennies, la voiture est devenue le meilleur ami de l’homme.

Ouverture de parenthèse : (surtout de l’homme, mais aussi, reconnaissons-le de la femme. « Moi même perso je », enfin, votre dévouée quoi, est une fan des bagnoles depuis sa plus tendre enfance, et je ne sais comment, mais je suis capable d’identifier 95% des voitures que je vois -mis à part certaines japonaises qui se ressemblent toutes et ressemblent aux autres et certaines vieilles américaines, peu courantes sur les routes limousines de mon enfance- bref. ) Fin de la parenthèse.

Mais bon, les voitures, en ce moment, j’essaie quand même d’éviter, vous l’avez compris. L’huile de vidange, le liquide de refroidissement, le pétrole, le plastique, tout ça, brrrr, c’est pas très écolo tout ça.

Bien.

Mais pour en revenir à mon propos de départ, la voiture est le meilleur ami de l’homme.

Je digresse!

Ainsi, à quelques kilomètres de Limoges, un petit blédou faisait hier la une du canard local, avec une histoire de casse presque sauvage dans un pré (presque, hein, je ne veux pas être accusée de diffamation! )

En effet, avec la prime à la casse de Sarko, le péquin de base a été pris d’une irrésistible envie de virer sa Peugeot 206 de 25000 km pour s’acheter une IQ de Toyota qui-freine-pas-mais-qu’est-neuve-ah-mais. Et ce partout en France. Chez nous, donc, une casse a repris les véhicules « anciens ». Mais elle n’a pas pu engloutir toutes les carcasses, tellement la prime gouvernementale a remporté un succès.

Et donc, la patronne de ladite casse a loué un pré, banal, avec de l’herbe dessus, et y a entreposé ses voitures. Des centaines de voitures.

Bon, outre l’aspect esthétique qui laisse à désirer, on peut reprocher pas mal de choses à ce dépôt semi sauvage: sécurité, pollution, risque de vols……..mais, bon, j’dis ça, j’dis rien, on n’a rien à lui reprocher pour de vrai à cette casse!!

Mais bon. C’est une casse. Et dans une casse, on casse des voitures.

Ainsi, chaque jour, les employés de cette casse détruisent des dizaines de véhicules, quasi neufs pour la plupart.

Et, et c’est là que je reviens à mon propos de départ (je DIGRESSE, et alORS????!!! ), ces pauvres employés sont traumatisés par ce qu’ils ont à faire: détruire des voitures.

Traumatisés de voir qu’on extermine des voitures de 25000, 30000 voire 100 000 km seulement, des bijoux tout neufs, qu’eux mêmes n’auront pas les moyens de se payer, et dont on ne peut rien faire puisqu’ils sont destinés à la boucherie casse.

Alors, la patronne de la casse a octroyé à ses employés une prime de 1000 € : « prime psychologique »…

Je pose alors une question (deux en fait…) :

Est-ce que les sauveteurs à Haïti ont droit à une prime « psychologique » quand ils sortent une jambe de sous les gravats mais qu’il n’y a personne au bout? Hmmm?

Est-ce que les tueurs de chevreaux dans les abattoirs ont droit à cette prime « psychologique » quand ils égorgent des petits animaux qui, selon les dires d’un ami tueur justement, pleurent comme des bébés … humains? Hmmm?

Chais pas….

La patronne de cette casse fait bien ce qu’elle veut, elle est absolument libre de donner une prime à ses employés, et d’ailleurs, tant mieux pour eux, franchement, mais bon, de là à appeler ça une « prime psychologique » pour foutre à la broyeuse des tas de ferraille et de plastique…

J’en connais des qui s’raient moins sensibles si on devait prendre un Famas pour tirer sur un autre homme… Mais évidemment, même écolo, je reste de mauvais foi!!

 

12
 

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